« C'est tombé sur lui, mais rien de personnel » : à France Inter, la fronde contre Charles Sapin tourne à la crise
Grèves, pétition, rassemblement et nouveau préavis : une partie des salariés de Radio France exige toujours le départ de Charles Sapin de l'antenne. La direction de France Inter refuse de céder et défend un journaliste « qualifié, sérieux, responsable ».
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Deux jours de grève n'ont pas suffi : une partie des salariés de Radio France exige toujours le retrait de Charles Sapin de France Inter. La direction refuse de céder et défend le pluralisme.
« C'est tombé sur lui, mais rien de personnel. » La formule rapportée par Le Point résume assez bien l'étrange conflit qui s'est installé à France Inter autour de Charles Sapin.
Depuis le 30 août, l'ancien journaliste du Point, passé auparavant par Le Figaro, L'Opinion et Le Parisien, dispose de deux minutes trente chaque dimanche matin pour livrer un éditorial politique sur la première radio de France. Entre-temps devenu directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, il est désormais au centre d'une fronde interne qui a déjà provoqué deux jours de grève à Radio France et menace de nouveau les antennes du groupe public.
La direction, elle, refuse jusqu'ici de sacrifier son chroniqueur. Et ce qui aurait pu rester un désaccord sur la grille de rentrée est devenu une crise ouverte autour d'une question beaucoup plus fondamentale : jusqu'où le pluralisme peut-il aller sur le service public ?
Deux minutes trente qui mettent Radio France en grève
L'arrivée de Charles Sapin avait immédiatement suscité l'hostilité d'une partie des salariés. Le 2 septembre, une assemblée générale adoptait une motion exprimant son « refus catégorique » de son recrutement, les opposants au journaliste jugeant Valeurs actuelles incompatible avec les missions du service public.
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