Ukraine : dans certaines régions de Russie, le risque de mourir au front est 25 fois supérieur à celui des Moscovites
Tous les Russes ne paient pas le même prix pour la guerre en Ukraine. Selon les données compilées par BBC Russian et Mediazona, les régions pauvres de Sibérie et d'Extrême-Orient enregistrent des taux de mortalité militaire sans commune mesure avec ceux de Moscou.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
En Ukraine, les soldats venus des régions pauvres de Sibérie et d'Extrême-Orient meurent beaucoup plus que les Moscovites. Dans certaines régions, le risque est jusqu'à 25 fois supérieur.
Mourir pour la Russie, mais pas avec la même probabilité selon son lieu de naissance. Plus de quatre ans après le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine, les pertes de l'armée russe révèlent de profondes disparités géographiques et sociales.
Les données compilées par BBC Russian et le média russe indépendant Mediazona montrent une très forte surreprésentation des régions pauvres de Sibérie et d'Extrême-Orient parmi les morts. Un phénomène qui touche notamment des territoires où vivent d'importantes minorités ethniques, comme les Touvains, les Bouriates, les Tchouktches ou les Altaïens.
L'écart avec Moscou est spectaculaire. Selon les données analysées par Alexandre Kolyandr, chercheur au Center for European Policy Analysis (CEPA), un habitant de Touva ou de Tchoukotka avait environ 25 fois plus de risques de mourir au combat qu'un Moscovite.
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