Kiev veut associer Tokyo à sa défense antiaérienne
L’assouplissement par Tokyo des règles d’exportation d’armements ouvre à Kiev une perspective inédite, mais encore théorique, de coopération militaire. L’Ukraine espère en tirer des financements, des transferts technologiques et un accès élargi à l’industrie de défense japonaise. Mais le ministère japonais des Affaires étrangères confirme qu’aucun transfert d’armes n’est prévu pour l’instant.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Tokyo assouplit ses règles d’exportation d’armements, ravivant les espoirs ukrainiens de financements, technologies et drones. Kiev lie sa défense à la sécurité japonaise face à la Chine, malgré les réserves officielles de Tokyo.
La récente décision de la Première ministre Sanae Takaichi marque un tournant dans la politique nippone d’après-guerre. Cette réforme assouplit les restrictions sur les ventes à l’étranger, tout en maintenant des garde-fous pour les zones de conflit.
Elle prévoit toutefois des exceptions lorsque les intérêts de sécurité du Japon sont en jeu, une brèche que l’ambassadeur ukrainien Yurii Lutovinov veut exploiter.
Enjeux stratégiques partagés
Une chute de Kiev menacerait l’ensemble de l’Europe et de l’Indo-Pacifique.
L’ambassadeur Lutovinov lie le conflit ukrainien à la vulnérabilité japonaise face à la Chine. Tokyo, dont certains territoires se trouvent à 110 km de Taïwan, craint un effet domino si Kiev cède. Dès 2022, Fumio Kishida avait averti que « l’Ukraine d’aujourd’hui pourrait être l’Asie de l’Est de demain », lançant le plus vaste renforcement militaire japonais depuis 1945, un effort accéléré par Sanae Takaichi depuis octobre.
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