Contrairement à 2023 et 2024, la Belgique n’a connu aucun répit estival sur le front des importations d’électricité en 2025. « Aucune baisse notable des importations nettes n’a été constatée durant les mois d’été », relève la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg) dans sa note sur les marchés belges de gros de l’électricité et du gaz naturel. Résultat: chaque mois de 2025, le pays a été importateur net, y compris lorsque la production solaire est théoriquement à son maximum.
Au total, les importations nettes ont atteint 14,03 TWh, un niveau plus observé depuis 2018, année marquée par de graves indisponibilités du parc nucléaire. La comparaison est lourde de sens: la Belgique ne parvient plus à couvrir sa consommation par sa propre production. Le cœur du problème est bien là. En 2025, la production nationale s’est limitée à 60,04 TWh, contre 64,43 TWh en 2024.
Une production nationale en recul, malgré le boom du solaire
Cette contraction s’explique directement par l’arrêt définitif de Doel 1 en février, Tihange 1 en octobre et Doel 2 en décembre, soit plus de 1,8 GW de capacité installée retirés du système en une seule année. La production nucléaire recule ainsi pour la troisième année consécutive. La production à partir de gaz a certes légèrement augmenté, mais elle reste trop faible pour compenser ces pertes.
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