« La France adore laver plus vert que vert » : Céline Imart dénonce les « boulets » imposés aux agriculteurs
Invitée d’Ici Occitanie, Céline Imart a dénoncé les « surtranspositions » françaises des normes européennes, qui pénaliseraient selon elle les agriculteurs face à leurs concurrents du marché unique. Elle appelle la France à cesser d'imposer des contraintes supplémentaires à ses producteurs.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Céline Imart dénonce les « surtranspositions » françaises des normes européennes qui imposeraient aux agriculteurs des contraintes supplémentaires. « La France adore laver plus blanc que blanc, ou plus vert que vert », ironise-t-elle.
« On ne peut pas tout demander aux agriculteurs. » Invitée d’Ici Occitanie, Céline Imart s'en est prise aux contraintes réglementaires qui pèsent sur l'agriculture française et, selon elle, placent les producteurs nationaux dans une situation défavorable par rapport à leurs concurrents européens.
« On ne peut pas leur demander de produire pas cher, de produire de qualité, de produire local, sans manifester, et puis finalement d'utiliser moins d'engrais, d'utiliser moins de tout, mais de ne pas leur donner des outils techniques, a-t-elle lancé. Il faut être cohérent. »
La France aime laver plus vert que vert.
— Céline Imart (@CelineImart) October 4, 2026
À force de surtransposer, nous demandons à nos agriculteurs de courir dans le même marché que leurs voisins avec des boulets que les autres n’ont pas aux pieds.
Le marché est unique. Cessons de fabriquer nous-mêmes le décrochage de ceux… pic.twitter.com/lF7IEJjpWS
« Des boulets aux pieds de ceux qui produisent chez nous »
Interrogée sur les différences de réglementation entre États membres de l'Union européenne, Céline Imart estime que celles-ci créent une distorsion au sein d'un marché pourtant commun.
« Aujourd'hui on est dans un marché unique et on ne peut pas continuer à mettre des boulets aux pieds de ceux qui vivent chez nous, de ceux qui produisent chez nous, de ceux qui travaillent chez nous », a-t-elle déclaré.
Dans un message publié parallèlement sur X, elle résume son argument : « À force de surtransposer, nous demandons à nos agriculteurs de courir dans le même marché que leurs voisins avec des boulets que les autres n'ont pas aux pieds. »
L'eurodéputée vise ici la « surtransposition », c'est-à-dire l'ajout, lors de l'application nationale d'une règle européenne, de contraintes allant au-delà de ce qu'impose le texte de l'Union.
« La France adore laver plus blanc que blanc, ou plus vert que vert »
À la question de savoir si elle parvenait à faire entendre ce constat à Bruxelles, Céline Imart a répondu que le problème lui était régulièrement présenté comme spécifiquement français.
« On nous répond souvent qu'il est franco-français, parce que la France adore laver plus blanc que blanc, ou plus vert que vert », a-t-elle ironisé. La réponse devrait donc, selon elle, venir d'abord de Paris : « C'est à la France de cesser les surtranspositions. »
Céline Imart rattache cette proposition aux engagements de Bruno Retailleau et défend un arrêt « immédiat » par ordonnance des surtranspositions réglementaires existantes par rapport aux normes européennes.
« Il faut être dans une logique de confiance », a-t-elle conclu, appelant à « redonner les outils » aux producteurs pour permettre à « une France aujourd'hui qui travaille de relever la tête ».