Les normes vertes européennes déclenchent une riposte américaine
La nouvelle directive européenne sur le devoir de vigilance des entreprises provoque une montée des tensions avec Washington. Aux États-Unis, élus et industriels dénoncent une extension extraterritoriale des normes européennes jusque dans les fermes américaines.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Une directive européenne sur le devoir de vigilance provoque une vive réaction aux États-Unis. Washington accuse Bruxelles d’imposer ses normes environnementales et sociales jusqu’aux exploitations agricoles américaines.
L’Union européenne est-elle en train d’exporter ses normes jusqu’au cœur de l’agriculture américaine ? C’est la question qui agite désormais Washington après la montée des critiques contre la directive européenne sur le devoir de vigilance des entreprises, adoptée en 2024.
Dans une tribune publiée par le Washington Post, l’ancien sénateur démocrate du Montana Jon Tester accuse Bruxelles de vouloir imposer aux producteurs américains des obligations environnementales et sociales conçues en Europe, mais appliquées de facto à des entreprises situées hors de l’Union.
Le « Brussels effect » au cœur des tensions
Le texte européen en question — la directive sur le devoir de vigilance en matière de durabilité des entreprises — impose aux grandes sociétés opérant dans l’UE de contrôler leurs chaînes d’approvisionnement afin d’identifier les risques environnementaux ou les atteintes aux droits humains. Mais ses effets dépassent largement les frontières européennes.
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter