Bernard Quintin tire les leçons de l’incendie dans les Hautes Fagnes
Bernard Quintin revient sur la gestion de l’incendie dans les Hautes Fagnes, l’appui des agriculteurs, les mécanismes de compensation et les enseignements à tirer pour les prochaines crises.
Publié par Philippe Lamair
Résumé de l'article
Bernard Quintin détaille les éléments positifs et les pistes d’amélioration après l’incendie dans les Hautes Fagnes, évoquant la préparation, la solidarité européenne, l’engagement des agriculteurs, les compensations et la résilience.
21News : Quelles sont les leçons que vous retirez de cette catastrophe dans les Hautes Fagnes ? Les points positifs et les points négatifs.
Bernard Quintin : Il y a des leçons à tirer et ce que j’en tire de positif, c’est trois éléments. C’est que, contrairement à ce que j’ai pu entendre, nous étions préparés.
Est-ce que nous l’étions suffisamment ? Ça, ce sont des questions, bien sûr, qu’il faut se poser, mais nous étions préparés. Si nous n’avions pas du tout été préparés, on peut même penser que l’incendie serait toujours en cours et aurait été beaucoup plus étendu, surtout par rapport à un terrain extrêmement difficile comme celui de la fagne et des conditions de sécheresse et de vent changeant. Donc, nous étions préparés.
Le deuxième élément positif, c’est qu’on a pu compter très, très rapidement sur la solidarité de nos partenaires, que ce soit au niveau bilatéral dans des accords qu’on a avec nos partenaires frontaliers, et plus largement avec les partenaires de l’Union européenne dans les mécanismes de solidarité européens qui travaillent avec les ressources du mécanisme de Rescue, qui est en fait une capacité propre de la Commission européenne.
Donc, ça a fonctionné. Et il y a eu une solidarité interne. Les zones de secours qui sont venues de tout le pays. La Police fédérale qui est venue avec les hélicoptères arroseurs. La Défense a envoyé ses propres autopompes pour aider.
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