La Pologne renforce sa défense aérienne face au risque de frappes russes
La Pologne a mobilisé ses avions de chasse lors d’attaques russes près de sa frontière. Donald Tusk avertit aussi d’un risque de frappes contre les pays qui soutiennent l’Ukraine.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Après de nouvelles frappes russes près de sa frontière, la Pologne a mobilisé ses chasseurs sans constater d’intrusion dans son espace aérien le 17 septembre. Donald Tusk met en garde contre de possibles frappes hybrides. Varsovie poursuit aussi son « Bouclier oriental », doté initialement de 10 milliards de zlotys.
La Pologne a fait décoller des avions de chasse le 17 septembre, pendant une attaque russe contre l’ouest de l’Ukraine. Deux aéroports de l’est du pays ont temporairement suspendu leurs vols. L’armée polonaise n’a signalé aucune violation de son espace aérien lors de cet épisode.
Cette mobilisation répond à un risque immédiat : les frappes russes atteignent parfois des zones proches de la frontière polonaise. Elle ne signifie pas que Varsovie a constaté une attaque contre son territoire ce jour-là.
La Pologne face au risque de frappes hybrides
Le même jour, Donald Tusk a présenté au Parlement une évaluation des services de renseignement. Selon le Premier ministre, la Russie envisage des frappes de drones ou de missiles contre des pays qui soutiennent l’Ukraine, dont la Pologne. Il a évoqué le risque que Moscou présente de tels incidents comme accidentels. Il s’agit d’un avertissement sur des projets présumés, et non de frappes déjà établies.
Le chef du gouvernement a également attiré l’attention sur les drones à réaction employés par la Russie. Leur vitesse et leur altitude compliquent leur détection et leur interception. Pour Varsovie, la surveillance aérienne doit donc répondre aux attaques actuelles contre l’Ukraine, mais aussi à une possible extension des incidents au-delà de sa frontière.
La Pologne est membre de l’OTAN depuis 1999. Une frappe sur son territoire poserait aussitôt la question de la réponse des alliés. L’origine d’un projectile et les circonstances de sa chute compteraient alors autant que les dégâts constatés.
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