Le FSB dit avoir intercepté des lunettes piégées destinées aux pilotes de drones russes
Le FSB affirme avoir saisi des lunettes de pilotage de drones contenant des explosifs. Selon le service de sécurité russe, des agents ukrainiens auraient cherché à les faire parvenir à des soldats russes sous couvert de dons.
Publié par A JS
Résumé de l'article
À Volgograd, un militaire russe aurait remis aux autorités deux paires de lunettes FPV reçues d’un bénévole. Le FSB dit y avoir découvert des charges conçues pour exploser à l’allumage. Il affirme avoir saisi d’autres appareils dans plusieurs régions russes et accuse les services ukrainiens d’avoir organisé les envois.
Le service de sécurité russe a annoncé les saisies lundi 2 novembre. Dans la région de Volgograd, un militaire aurait remis au FSB deux paires de lunettes reçues d’un bénévole.
Ces lunettes, dites FPV, permettent aux pilotes de voir en direct les images transmises par la caméra de leur drone. Selon le FSB, une radiographie aurait révélé des explosifs artisanaux à la place des ventilateurs. Les charges devaient, d’après le service russe, exploser à l’allumage.
Des lunettes de drones proposées sur Telegram
Les expéditeurs se seraient présentés comme des sympathisants de l’armée russe. Selon le FSB, ils auraient utilisé des comptes anonymes sur Telegram pour approcher des associations caritatives et des bénévoles.
Ils auraient proposé de fournir gratuitement du matériel aux soldats engagés sur le front ukrainien. Le FSB dit avoir saisi dans plusieurs régions russes d’autres lunettes du même type, acheminées par la poste.
Le service d’enquête du FSB à Volgograd a ouvert une procédure pénale et recherche les expéditeurs. L’attribution de l’opération aux services ukrainiens repose sur les déclarations russes.
Le précédent des bipeurs du Hezbollah au Liban
Le procédé décrit par le FSB rappelle l’opération israélienne contre le Hezbollah en septembre 2024. Le 17 septembre, des milliers de bipeurs ont explosé presque simultanément au Liban, notamment dans la banlieue sud de Beyrouth.
Le lendemain, une seconde vague a frappé des talkies-walkies utilisés par le Hezbollah. Les deux vagues ont fait 39 morts et plus de 3.400 blessés, selon le bilan rapporté par Reuters.
Le bureau du Premier ministre israélien a confirmé que Benyamin Netanyahou avait autorisé l’opération. Le parallèle tient au procédé décrit, qui consiste à piéger du matériel destiné à l’adversaire. Rien n’établit que l’opération au Liban ait inspiré celle que le FSB attribue à Kiev.