La Russie aurait lancé des drones depuis sa flotte fantôme pour espionner l’Europe
Entre 2024 et 2026, 144 survols de drones russes ont visé des infrastructures sensibles de l’OTAN. Selon un rapport de l’IISS, Moscou aurait utilisé sa flotte fantôme pour lancer ces appareils et tester les défenses aériennes européennes.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Selon un rapport de l'IISS, la Russie aurait utilisé sa flotte fantôme pour lancer des drones au-dessus de douze pays de l'OTAN. Les 144 survols recensés entre 2024 et 2026 ont visé des sites militaires, nucléaires et des aéroports, révélant les limites des défenses aériennes européennes.
Entre août 2024 et février 2026, les pays européens ont enregistré une multiplication des incursions de drones au-dessus de sites militaires et d'aéroports. Selon un rapport publié en juillet 2026 par l'International Institute for Strategic Studies (IISS), cette campagne ne relève pas d'incidents isolés.
Elle constituerait une opération coordonnée de renseignement menée par la Russie grâce à sa « shadow fleet », la flotte de navires fantômes utilisée jusqu'ici principalement pour contourner les sanctions occidentales.
Le rapport recense 144 incidents dans douze pays membres de l'OTAN ainsi qu'en Irlande. Les auteurs estiment qu'il est « hautement probable » que plusieurs navires de cette flotte aient servi de plateformes mobiles pour lancer des drones de reconnaissance à proximité des côtes européennes.
La flotte fantôme devient un outil de renseignement
Depuis l'invasion de l'Ukraine, la Russie s'appuie sur plusieurs centaines de pétroliers et cargos naviguant sous pavillons de complaisance. Ils échappent ainsi aux sanctions internationales. L'IISS estime désormais que ces bâtiments remplissent une seconde mission.
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter