Le Danemark montre que les migrants extra-européens coûtent chers aux finances publiques.
Une étude danoise montre que le profil des migrants n'est pas neutre pour les finances publiques. Si la migration provenant des pays d'Europe rapporte aux finances publiques danoises, les migrations provenant de pays comme l'Iraq, la Syrie, le Maroc, le Pakistan ou la Somalie coûtent chers au budget danois.
Publié par J.PE
« La migration paiera pour le vieillissement de la population. » L’argument est régulièrement avancé pour justifier une immigration importante. Mais l’exemple danois montre qu’il ne suffit pas de faire venir davantage de personnes : encore faut-il savoir si elles contribuent davantage aux finances publiques qu’elles ne coûtent à la collectivité. Et sur ce point, les résultats varient considérablement selon l’origine et surtout selon le motif de migration. Voilà ce qu’ont signalé sur les réseaux sociaux plusieurs intellectuels néerlandophones à la suite d’une étude danoise sur les migrants et leurs apports aux finances publiques en fonction de leurs origines. Le sujet de la migration est un thème sensible qui revient souvent dans l'actualité encore aujourd'hui avec la crise en cours depuis des semaines à Ceuta. De nombreux pays européens trouvent qu'il est urgent d'agir.
“Migratie zal de vergrijzing betalen!”
— Peter De Keyzer (@PeterDeKeyzer) August 15, 2026
Klinkt goed, klopt niet. Niet elk soort migratie zal de vergrijzing betalen.
Vb. Denemarken houdt bij welke migratie lonend is en welke niet. Zo voer je doordacht beleid.
België? Geen cijfers en dus ook geen doordacht beleid. pic.twitter.com/m5Z0cGHexP
Relevant perspectief. Voor Denemarken. pic.twitter.com/KKm5hPGQYf
— Marc De Vos (@devosmarc) August 14, 2026
Le graphique qui circule actuellement sur les réseaux sociaux a le mérite de poser une question rarement abordée avec autant de précision : quel est le solde budgétaire réel de l’immigration ?
Les données mesurent, pour les immigrés, leur contribution nette aux finances publiques : les recettes qu’ils génèrent pour l’État sont comparées aux dépenses publiques qui leur sont attribuées. Le résultat est loin d’être uniforme.
Des écarts spectaculaires selon le pays d’origine
En tête du classement présenté par le graphique figurent notamment les immigrés originaires du Royaume-Uni, de France, des États-Unis, des Pays-Bas et d’Inde qui rapportent au budget de l'Etat.
À l’inverse, plusieurs groupes affichent une contribution nette négative importante : Iran, Bosnie-Herzégovine, Turquie, Pakistan, Maroc, Érythrée, Afghanistan, Irak, Liban, Syrie et Somalie qui coûtent énormément au budget de l'Etat.
Pour les immigrés originaires de Somalie, le solde affiché atteint ainsi environ –28.100 dollars par personne et par an. Pour ceux originaires de Syrie, il est d'environ –25.500 dollars, et pour ceux originaires d'Irak, de –19.400 dollars.
À l'autre extrémité, les immigrés britanniques affichent une contribution nette d'environ +24.600 dollars par personne, devant les Français (+24.500 dollars) et les Américains (+23.800 dollars).
Toutes les migrations n'ont donc pas le même impact budgétaire. On remarquera aussi dans le tableau, que des migrations extra-européennes en provenance d'Asie comme des pays comme le Vietnam, la Chine ou les Philippines rapportent elles au budget de l'Etat.
Face au vieillissement de la population, on entend régulièrement que l'immigration pourrait permettre d'élargir la population active, de financer davantage de cotisations sociales et donc de contribuer au financement des pensions.L'argument n'est pas absurde.
Mais il comporte une condition essentielle : les personnes qui arrivent doivent effectivement participer au marché du travail, travailler suffisamment longtemps, générer des revenus imposables et contribuer davantage aux finances publiques qu'elles ne mobilisent de dépenses collectives.
Une immigration majoritairement composée de travailleurs qualifiés et rapidement intégrés au marché de l'emploi n'a évidemment pas le même effet budgétaire qu'une immigration caractérisée par un faible taux d'emploi et une forte dépendance aux transferts sociaux.
L’étude danoise ne dit pas que toute l’immigration « extra-européenne » grève plus les dépenses publiques qu’elle n’y contribue.Tous les immigrés originaires de pays non européens ne sont pas des contributeurs nets négatifs.
L'Inde en fournit un exemple particulièrement frappant : le graphique affiche une contribution nette positive d'environ 20.200 dollars par personne et par an.
La Chine apparaît également en territoire positif, autour de 10.900 dollars.
La variable déterminante n'est donc pas simplement la géographie. Elle est liée à la combinaison de plusieurs facteurs : emploi, niveau de salaire, âge, qualification, durée de séjour, motif de migration et recours aux prestations et services publics.
Le ministère danois souligne lui-même l'importance de la situation sur le marché du travail dans les différences observées entre groupes.