Gregory Guillotin comparaîtra le 27 novembre pour violences conjugales
Greg Guillotin comparaîtra le 27 novembre à Évry pour violences conjugales. L’humoriste a reconnu des violences physiques et psychologiques. Une autre ex-compagne l’accuse de viols, ce qu’il conteste.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Après sa garde à vue, Greg Guillotin attend son procès sous contrôle judiciaire. Son ancienne compagne dénonce des coups et une surveillance au domicile. Il reconnaît des violences physiques et psychologiques. Une seconde plainte concerne deux viols présumés en 2017, qu’il nie. Les deux dossiers suivent des procédures distinctes.
Le tribunal correctionnel d’Évry jugera Gregory Guillotin le 27 novembre 2026 pour des violences habituelles sur son ancienne compagne. Le parquet a annoncé cette audience après sa garde à vue. Les poursuites couvrent la période du 9 septembre 2020 au 6 avril 2026. Elles mentionnent trente jours d’incapacité totale de travail.
Les gendarmes ont entendu l’humoriste de 43 ans à Palaiseau, dans l’Essonne, à partir du lundi 28 septembre. Le lendemain, il a comparu devant le parquet, puis devant un juge des libertés et de la détention. Celui-ci a ordonné un contrôle judiciaire, assorti d’interdictions concernant la plaignante.
Le parquet avait demandé une interdiction de contact et de déplacement au domicile de son ancienne compagne. Il réclamait également une obligation de soins. Les comptes rendus consultés confirment le contrôle judiciaire, sans détailler toutes les mesures finalement retenues.
Des violences conjugales et une surveillance dénoncées
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée le 17 juin auprès du parquet d’Évry. L’ancienne compagne de Greg Guillotin, aujourd’hui âgée de 27 ans, dénonçait des violences conjugales et du harcèlement. Son récit décrit des coups répétés, des insultes et des humiliations durant leur relation.
Selon la plainte consultée par l’AFP, les premières violences physiques remontent à avril 2022, au domicile du couple. La jeune femme évoque ensuite un coup de pied aux Maldives, en décembre 2022. Elle rapporte aussi une gifle et plusieurs coups de pied au Maroc, en 2023.
Lors de ce séjour marocain, l’humoriste lui aurait également jeté un bol de céréales au visage. Il lui aurait ensuite fait croire qu’il avait annulé son billet d’avion retour. La plaignante dénonce encore un coup de poing à l’œil en 2024. Ces épisodes correspondent à son récit des faits.
La plainte évoque aussi des caméras de surveillance au domicile, durant l’année précédant leur séparation. Greg Guillotin aurait justifié leur installation par la présence d’un artisan chargé de travaux. Selon son ancienne compagne, il utilisait également ce dispositif pour surveiller ses activités quotidiennes.
Elle affirme qu’il lui adressait des reproches lorsqu’elle se reposait ou répondait trop lentement à ses messages. Il lui reprochait également de ne pas accomplir certaines tâches selon ses attentes. Son avocat, Me Jean-Baptiste Riolacci, souligne qu’elle souhaite éviter que d’autres femmes subissent des faits similaires.
Une seconde procédure pour des viols présumés
Une autre ancienne compagne a déposé plainte début septembre au commissariat de Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Elle accuse Greg Guillotin de deux viols présumés, lors de deux nuits différentes au domicile du couple. Les faits dénoncés remontent à 2017.
Me Jean-Baptiste Riolacci représente les deux plaignantes. Selon ses déclarations rapportées par la presse, la révélation du premier dossier a décidé cette seconde femme à parler. Elle a alors engagé une procédure concernant les faits qu’elle dénonce.
Cette plainte relève d’un dossier distinct. Le procès du 27 novembre porte sur les violences habituelles reprochées à Greg Guillotin, sans inclure les accusations de viol. Au 1er octobre, les sources consultées n’annoncent aucune audience pour ce second dossier. L’humoriste nie vigoureusement ces accusations.
Des violences reconnues, d’autres faits contestés
Le 5 septembre, Greg Guillotin avait publiquement reconnu des violences physiques et psychologiques contre sa précédente compagne. Dans une déclaration transmise à la presse, il a présenté ses excuses et exprimé sa honte. « Je ne vais ni les nier, ni chercher à les justifier », écrivait-il.
L’humoriste avait indiqué avoir commencé un suivi psychiatrique un an avant la fin de leur relation. Il disait également consulter régulièrement un psychologue spécialisé dans l’accompagnement des auteurs de violences conjugales. Il affirmait poursuivre ce travail pour éviter de reproduire ces comportements.
Après la garde à vue, Me Tom Michel a déclaré que son client avait répondu aux enquêteurs. Il avait aussi fourni des éléments à la procédure. Selon l’avocat, ces échanges ont notamment permis d’écarter l’incrimination de harcèlement. Les poursuites annoncées concernent donc les violences habituelles.
La défense affirme que Greg Guillotin entend assumer ses responsabilités, tout en contestant les faits qu’il nie avoir commis. Ses déclarations publiques ne remplacent pas l’examen du dossier par le tribunal. L’audience de novembre devra déterminer sa responsabilité pénale dans les violences poursuivies.