Le président polonais bloque l’introduction de la législation européenne sur la censure d’internet
Publié par Lode Goukens
Depuis plusieurs mois, la Commission européenne fait pression sur le gouvernement polonais afin d’adapter la législation nationale à la controversée loi européenne sur les services numériques (Digital Services Act). Une procédure est même en cours devant la Cour de justice de l’Union européenne. Lorsque le Parlement polonais a finalement fait ce que l’UE exigeait, le président polonais a opposé son veto.
Le président polonais nationaliste et conservateur, Karol Nawrocki (photo), a choisi vendredi de se ranger du côté de l’administration Trump, qui cherche à bloquer toute application des lois européennes sur les réseaux sociaux. La réglementation européenne sur les plateformes est très mal perçue par le gouvernement américain. Le président des États-Unis, Donald Trump, a condamné la Digital Services Act, qui oblige les grandes plateformes – majoritairement américaines – à modérer les contenus. Les conservateurs et la droite américaine, qui constituent la majorité, y voient une censure orwellienne.
Le président polonais a donc opposé son veto. Celui-ci empêche les législateurs polonais d’introduire la DSA en Pologne. Il provoque également un conflit avec le Premier ministre Donald Tusk, connu pour ses positions pro-européennes. Ce positionnement pro-UE est toutefois relatif : Tusk semble depuis un certain temps adapter sa position au vent dominant. Il n’a ainsi pas de position propre sur la DSA et a reçu des délégations de membres du Congrès américain venus faire du lobbying contre cette réglementation.
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