"Le PS achète des actions, le MR privatise Walibi ": François De Smet (Défi) relance la polémique sur les dotations
La polémique sur les subsides accordés aux ASBL proches des partis politiques prend une nouvelle ampleur. Sur le réseau X, le député DéFI François De Smet accuse le MR, la N-VA et le PS d’utiliser les dotations publiques à des fins patrimoniales ou financières, tout en dénonçant une offensive idéologique des libéraux.
Publié par Demetrio Scagliola
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Résumé de l'article
- François De Smet attaque frontalement le MR, la N-VA et le PS sur l’usage des dotations publiques.
- L’élu DéFI oppose les 83 millions de dotations fédérales aux 3 millions accordés aux centres d’études et mouvements de jeunesse.
- Il accuse le MR de vouloir supprimer des structures de réflexion politique au nom d’une « guerre culturelle ».
- La polémique sur le financement des partis continue de tendre les relations politiques francophones.
Alors que la polémique autour des subsides accordés aux ASBL proches des partis politiques semblait se calmer, le député DéFI François De Smet remet une pièce dans la machine. Interpelé par un "twittos" sur le réseau social X, l’élu bruxellois accuse cette fois directement certains partis d’utiliser les dotations publiques à des fins patrimoniales ou financières, tout en dénonçant ce qu’il considère comme une offensive idéologique du Georges-Louis Bouchez et du Mouvement Réformateur.
Dans une publication particulièrement virulente, François De Smet oppose deux systèmes de financement distincts : d’un côté, les importantes dotations fédérales versées directement aux partis politiques ; de l’autre, les subsides accordés via la Fédération Wallonie-Bruxelles à des centres d’études ou mouvements de jeunesse liés aux formations politiques.
Selon le député DéFI, les priorités du MR seraient inversées. « D’un côté on a les dotations publiques qui coûtent 83 millions à l’État. Ces dotations peuvent être utilisées n’importe comment et sans justification : le MR privatise Walibi, la N-VA achète des immeubles, le PS achète même des actions. »
Une attaque frontale qui vise directement plusieurs partis traditionnels et qui relance le débat sur l’usage concret des dotations publiques accordées aux formations politiques belges.
Un faux problème, pour De Smet
Depuis plusieurs jours, le MR plaide pour une réduction – voire une suppression – des financements publics accordés à certaines ASBL proches des partis politiques, notamment les centres d’études ou organisations de jeunesse. Pour les libéraux, ces structures constitueraient parfois une forme de « double financement » puisque les partis bénéficient déjà de dotations publiques calculées en fonction de leurs résultats électoraux.
Une position défendue au nom des économies budgétaires, alors que la Fédération Wallonie-Bruxelles cherche plusieurs centaines de millions d’euros pour assainir ses finances.
Mais pour François De Smet, le véritable problème se situe ailleurs. « Le MR ne propose absolument pas de toucher à cet argent ni à son usage. »
L’élu insiste sur le fait que les dotations fédérales des partis représenteraient environ 83 millions d’euros par an, contre seulement « 3 millions » pour les structures visées par le MR au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles.
« Le MR veut faire de la com, pas réfléchir »
Dans son message, François De Smed accuse également le MR de mener une bataille idéologique contre les structures de réflexion politique. « C’est cela que le MR veut supprimer parce qu’il veut un monde où le politique peut faire de la com à gogo mais jamais réfléchir. »
Le député DéFI défend au contraire le rôle des centres d’études et organismes de jeunesse, qu’il décrit comme des structures encadrées, contrôlées et soumises à des obligations précises d’utilisation des fonds publics. « Ces 3 millions constituent une manière saine d’utiliser des fonds publics et participent à l’intérêt général. »
DéFI plaide d’ailleurs depuis plusieurs années pour un encadrement plus strict des dotations accordées directement aux partis politiques, notamment sur les possibilités d’investissement ou d’acquisition patrimoniale.