L'échec d'un Starmer en partance ouvre un boulevard à Nigel Farage
Moins de deux ans après avoir remporté l'une des plus larges victoires électorales de l'histoire du Parti travailliste, Keir Starmer est désormais au bord de la démission. Une chute spectaculaire qui illustre l'échec d'un dirigeant incapable de répondre aux attentes des Britanniques sur l'immigration, l'économie et le niveau de vie.
Publié par Harrison du Bus
• Mis à jour le
Résumé de l'article
Keir Starmer est au bord de la démission après moins de deux ans au pouvoir, victime d'un bilan contesté sur l'immigration, l'économie et le niveau de vie des Britanniques.
Le destin politique de Keir Starmer est en train de se refermer avec une brutalité rare. Le Premier ministre britannique vient d'annoncer son départ de Downing Street, ouvrant la voie à une transition vers Andy Burnham, le puissant maire du Grand Manchester.
L'annonce officielle est intervenue au moment d'écrire ces lignes. Après des semaines de rumeurs, de tensions internes et d'effondrement dans les sondages, le chef travailliste s'en va.
D'une victoire historique à une déroute éclair
La rapidité de la chute est sans doute ce qui frappe le plus. En juillet 2024, Starmer remportait pourtant une victoire écrasante face aux conservateurs, mettant fin à quatorze années de gouvernement tory. Son arrivée au pouvoir devait marquer le retour de la stabilité après les années tumultueuses du Brexit, de Boris Johnson, de Liz Truss et de Rishi Sunak.
Deux ans plus tard, le constat est accablant. Le Parti travailliste a subi une série de revers électoraux humiliants. Lors des élections locales du mois de mai, les électeurs ont sanctionné massivement le gouvernement. Plus inquiétant encore pour les travaillistes, la principale force de contestation n'est plus le Parti conservateur mais Reform UK de Nigel Farage, qui domine désormais de nombreux sondages nationaux.
L'élection partielle remportée vendredi par Andy Burnham a agi comme un coup de grâce. Pour une grande partie des députés travaillistes, cette victoire a démontré qu'un autre dirigeant pouvait encore sauver le parti avant les prochaines élections générales.
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