Léon XIV en France en septembre, une venue qui pourrait mobiliser de nombreux Belges
À quelques kilomètres de la frontière belge, la venue annoncée du pape Léon XIV à Metz en septembre ouvre une séquence religieuse et politique d’ampleur. Entre Paris, Lourdes et la Moselle, le déplacement pourrait attirer de nombreux fidèles belges, deux ans après la visite du pape François.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Le pape Léon XIV effectuera une visite en France du 25 au 28 septembre, avec une étape à Metz, proche de la Belgique. Ce déplacement, marqué par des étapes à Paris et Lourdes, pourrait attirer de nombreux fidèles belges et met en avant l’héritage européen de Robert Schuman.
La confirmation est tombée cette semaine avec la publication du programme du déplacement du pape Léon XIV en France, prévu du 25 au 28 septembre, annoncé par Cathobel. Parmi les étapes retenues figure Metz, à environ 75 kilomètres de la Belgique. Une proximité qui pourrait inciter de nombreux Belges à faire le déplacement pour rencontrer le nouveau souverain pontife.
Une visite aux accents historiques
La France n’avait plus accueilli de visite d’État pontificale depuis Benoît XVI, il y a 18 ans. Entre-temps, le pape François s'est rendu à Strasbourg en 2014, puis à Marseille en 2023 et en Corse en 2024, sans pour autant effectuer une visite d’État complète.
Le cardinal Jean-Marc Aveline, président de la Conférence des évêques de France, évoque un événement majeur. Il rappelle avoir invité Léon XIV dès le début de son pontificat, soulignant l’intérêt du pape pour l’histoire spirituelle et le rôle international de la France.
Un programme dense et symbolique
Le séjour débutera à Paris le 25 septembre avec des vêpres à Notre-Dame, suivies d’une veillée avec les jeunes. Le lendemain, une messe en plein air sera célébrée dans la capitale.
Le dimanche conduira le pape à Lourdes, où il présidera une célébration devant la Grotte. Enfin, le lundi, Léon XIV se rendra à Metz pour une messe à la cathédrale Saint-Étienne, dernière étape de ce déplacement.
Metz, carrefour de mémoire européenne
L’escale mosellane ne doit rien au hasard. L’archevêque de Metz, Mgr Philippe Ballot, insiste sur le poids historique de ce territoire marqué par les conflits. Il met en avant une terre de réconciliation, en lien avec l’héritage de Robert Schuman.
Figure majeure de la construction européenne, Schuman incarne une vision politique nourrie par la foi chrétienne. Pour l’Église locale, sa mémoire reste un levier pour promouvoir une fraternité durable sur le continent.
Une opportunité pour les Belges
La proximité géographique de Metz constitue un atout évident. À moins de 100 kilomètres de la frontière, la ville offre une accessibilité rare pour les fidèles belges. Paris, également au programme, reste facilement accessible en train depuis Bruxelles.
Comme lors de la visite de François en Belgique il y a deux ans, les préparatifs mobilisent déjà les équipes du Vatican. Les détails logistiques restent à préciser, mais l’essentiel se joue ailleurs. Pour les organisateurs, l’enjeu dépasse l’organisation matérielle et touche à la dimension spirituelle de l’événement.