« Leur objectif : déstabiliser notre société » : Theo Francken accuse les islamogauchistes
De Paris à Bruxelles, en passant par Marseille et Liège, Theo Francken dénonce des émeutes qui n'auraient plus rien à voir avec les revendications scolaires. Il accuse une alliance d'islamistes, de délinquants et d'agitateurs d'extrême gauche de chercher à déstabiliser la société. Il réclame une réponse policière plus ferme.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Theo Francken dénonce les « islamogauchistes », vise Mélenchon et Hedebouw et réclame une riposte plus ferme contre les violences urbaines.
« Quel rapport tout cela a-t-il encore avec les manifestations scolaires ? Rien. Nada. Zéro. » Sur X, Theo Francken (N-VA) ne prend aucun détour. Face aux violences qui ont secoué plusieurs villes françaises et belges, le ministre de la Défense refuse de voir dans les pillages, incendies et affrontements avec la police une simple dérive de la contestation étudiante. Son diagnostic tient en un mot : « Islamogauchistes ».
Parijs, Marseille, Limoges, Brussel, Luik…
— Theo Francken (@FranckenTheo) October 18, 2026
Wat heeft dit allemaal nog met schoolprotest te maken? Niks. Nada. Zero.
Islamogauchisten
Islamisten en criminelen uit de banlieues, de Molenbeeks en de Kuregems in combinatie met extreemlinkse oproerkraaiers vormen de harde kern.… pic.twitter.com/dVPzCHynHw
« Déstabiliser au maximum notre société »
Selon Theo Francken, le noyau dur des émeutiers serait constitué d'« islamistes et de criminels des banlieues, des Molenbeek et des Cureghem », associés à des militants d'extrême gauche.
Le ministre décrit des individus arborant le drapeau palestinien et dissimulant leur visage derrière un keffieh, prêts, selon ses termes, « à incendier et à piller ». Il accuse également des plateformes comme TikTok de contribuer à la propagation des violences.
Leur objectif ? « Déstabiliser au maximum notre société », affirme-t-il. Une accusation politique particulièrement lourde, qui dépasse la dénonciation des casseurs pour désigner une convergence organisée entre plusieurs mouvances radicales.
Mélenchon et Hedebouw directement visés
Theo Francken s'en prend ensuite aux services de sécurité, auxquels il reproche d'avoir sous-estimé pendant des années la menace de l'extrême gauche.
Selon lui, l'attention accordée à l'extrême droite aurait conduit à négliger les appels à prendre la rue lancés par des responsables politiques comme Jean-Luc Mélenchon et Raoul Hedebouw.
Le ministre les qualifie de « charmeurs de rats », accusant leurs discours d'avoir contribué à installer un climat propice aux débordements.
Ce n'est pas sa première charge contre le PTB. Le 10 octobre, Francken avait déjà présenté les casseurs bruxellois comme les « troupes de choc » du parti. Raoul Hedebouw avait alors rejeté cette mise en cause, dénonçant une criminalisation de l'opposition et condamnant lui-même les violences.
« Il faudra augmenter le niveau de force employé »
La conclusion de Theo Francken est un avertissement. « Il faudra augmenter le niveau de force employé », écrit-il, estimant que les violences extrêmes dans la rue appellent une riposte proportionnée, mais plus ferme qu'aujourd'hui.
Il rejette toutefois l'interprétation selon laquelle il souhaiterait donner carte blanche aux policiers pour utiliser des armes à létalité réduite contre des manifestants pacifiques.
« Non, je ne veux évidemment pas donner un blanc-seing à la police pour tirer sur chaque manifestant pacifique ou citoyen », précise-t-il, dénonçant une déformation de ses propos.
Pour le ministre, la distinction doit être nette entre le droit de manifester et les violences commises en marge des rassemblements. Et sa dernière phrase ne laisse guère de place au doute sur l'urgence qu'il prête à la situation : « Sinon, ce sera encore bien pire. »