Liège et Charleroi : la Wallonie prépare un plan pour réduire le bruit en ville
La Wallonie a donné un premier feu vert aux plans de lutte contre le bruit à Liège et Charleroi. Zones 30, voiries apaisées, bus électriques et zones calmes figurent parmi les pistes, qui seront soumises à enquête publique.
Publié par Rédaction
Résumé de l'article
- Des zones 30 supplémentaires sont notamment envisagées.
- Des « zones calmes » doivent être préservées et développées.
- Les projets seront soumis à une enquête publique.
Davantage de zones 30, des voiries apaisées, des transports en commun renforcés ou encore des bus progressivement électrifiés : le gouvernement wallon a approuvé en première lecture les projets de plans d’action destinés à lutter contre le bruit dans les agglomérations de Liège et de Charleroi.
Ces plans s’inscrivent dans la législation européenne relative à l’évaluation et à la gestion du bruit dans l’environnement. Ils ont été élaborés à partir des cartographies du bruit réalisées ces dernières années et visent à réduire l’exposition de la population aux nuisances sonores.
Agir notamment sur les transports
Une partie importante des mesures envisagées concerne la mobilité. Le gouvernement cite l’extension des zones limitées à 30 km/h, l’apaisement de certaines voiries, le développement des transports en commun et des mobilités actives ainsi que l’électrification progressive des bus.
Les projets prévoient parallèlement de préserver et développer des « zones calmes », c’est-à-dire des espaces destinés à offrir aux habitants un environnement moins exposé aux nuisances sonores.
Le cadre réglementaire pourrait également évoluer afin de mieux intégrer la question du bruit dans l’aménagement du territoire et les politiques publiques locales. Des actions d’information et de sensibilisation aux conséquences sanitaires des nuisances sonores sont également prévues.
L’exécutif wallon rappelle qu’une exposition prolongée au bruit peut notamment être associée à des troubles du sommeil, du stress, des difficultés de concentration et d’apprentissage ainsi qu’à une augmentation du risque de maladies cardiovasculaires.
Les habitants vont pouvoir donner leur avis
Les mesures annoncées ne sont toutefois pas encore définitivement adoptées. Le feu vert donné par le gouvernement permet d’entamer la procédure prévue par le Code de l’Environnement.
Des rapports sur les incidences environnementales doivent notamment être réalisés et une enquête publique sera organisée. Habitants, communes, associations et autres acteurs concernés pourront alors formuler leurs observations.
Ces contributions devront être examinées avant que les plans reviennent devant le gouvernement wallon pour une adoption définitive.