Deuxième journée sans voiture à Woluwe-Saint-Lambert : Bras de fer entre Olivier Maingain et Elke Van den Brandt
Woluwe-Saint-Lambert ne participera pas à la deuxième journée sans voiture envisagée dès le 2 mai 2027. Olivier Maingain invoque son coût et la charge imposée aux communes.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Woluwe-Saint-Lambert refuse de participer à la deuxième journée sans voiture prévue dès 2027. Olivier Maingain dénonce un coût pouvant atteindre 50.000 euros et une forte mobilisation policière. La ministre Elke Van den Brandt et Ecolo-Groen critiquent cette décision.
Woluwe-Saint-Lambert n’organisera pas la deuxième journée sans voiture souhaitée par la Région bruxelloise. Le collège communal a confirmé sa décision. Le bourgmestre Olivier Maingain (Lib.res) avait déjà exprimé un refus de principe en août.
Le coût de la deuxième journée sans voiture contesté
« Il n’y aura pas un seul membre du personnel communal de Woluwe-Saint-Lambert qui va poser une barrière »
La commune estime le coût de cette opération entre 35.000 et 50.000 euros. Cette somme couvrirait notamment le placement des barrières et la mobilisation du personnel communal.
Olivier Maingain dénonce un transfert de charges régionales vers les communes. Il refuse donc d’engager les agents communaux dans l’organisation de cette seconde journée.
« Il n’y aura pas un seul membre du personnel communal de Woluwe-Saint-Lambert qui va poser une barrière », a-t-il affirmé. Aucun agent ne participera non plus aux autres opérations nécessaires.
Le bourgmestre avait écrit au ministre-président bruxellois Boris Dilliès (MR) en août. Il lui annonçait déjà le refus de principe du collège communal.
La mobilisation policière pèse également dans la décision. Selon Olivier Maingain, une journée sans voiture réclame entre 70 et 80 policiers dans sa zone. Ces effectifs doivent contrôler les accès et faire respecter les restrictions.
Olivier Maingain conteste l’utilité de l’opération
Le bourgmestre doute aussi de l’utilité d’une seconde édition annuelle. Selon lui, les Bruxellois connaissent désormais suffisamment la pratique du vélo.
Il reproche également à la Région d’avoir supprimé certains subsides communaux. Ces aides soutenaient pourtant le développement de la mobilité cyclable. La commune juge donc contradictoire de financer une nouvelle opération ponctuelle.
La Région organise déjà une journée sans voiture en septembre. En 2026, celle-ci aura lieu le dimanche 20 septembre. La circulation automobile sera interdite dans les 19 communes entre 9 h 30 et 19 h. Des dérogations encadrent notamment les déplacements indispensables, selon Bruxelles Mobilité.
La seconde journée prévue à partir de 2027 provoque désormais un premier refus communal. Cette opposition pose la question de la cohérence du dispositif régional. Une commune accessible aux voitures pourrait attirer des automobilistes venus des territoires voisins.
La ministre bruxelloise critique le refus communal
La ministre bruxelloise de la Mobilité regrette la décision. Elke Van den Brandt (Groen) rejette la responsabilité sur les autorités communales.
« Ce n’est pas la Région qui entend priver les habitants de Woluwe-Saint-Lambert d’une seconde journée sans voiture », a-t-elle réagi. Elle accuse Olivier Maingain d’imposer une « double peine » à ses administrés.
Ecolo-Groen Woluwe-Saint-Lambert critique également le choix du collège. Sa cheffe de groupe, Elsa Boonen, redoute une conséquence directe pour la commune.
Elle craint que Woluwe-Saint-Lambert ne devienne le parking des visiteurs. Ceux-ci pourraient y laisser leur véhicule avant de rejoindre les communes participantes.
La commune n’a pas encore détaillé les mesures qu’elle prendrait pour éviter ce scénario.