Ce qui devait rester une décision de sécurité ponctuelle s’est transformé en scandale politique national. L’interdiction faite aux supporters du Maccabi Tel Aviv de se rendre à Birmingham à l’automne dernier pour un match de football de Ligue Europa contre Aston Villa a mis en lumière une accumulation de dérives inquiétantes : usage irresponsable de l’intelligence artificielle, biais idéologiques assumés et effacement du principe même d’égalité devant la loi.
En octobre, la police des West Midlands, dont nous voyons Simon Foster, le commissaire de police et de la criminalité en photo, classe la rencontre à « haut risque » et recommande une mesure exceptionnelle au Royaume-Uni : l’interdiction de déplacement des supporters visiteurs. Pour justifier cette décision, les forces de l’ordre invoquent des « renseignements récents » et des précédents incidents violents. Or l’un des éléments centraux avancés – un supposé match émaillé de violences entre le Maccabi Tel Aviv et West Ham – s’est révélé n’avoir jamais existé. Cette information était le produit d’une recherche effectuée via un outil d’intelligence artificielle, Copilot, utilisée sans vérification humaine sérieuse.
Face à la polémique, le gouvernement britannique commande un rapport indépendant. Ses conclusions sont sévères. La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, dénonce une police ayant « exagéré la menace représentée par les supporters israéliens tout en relativisant le risque encouru par ceux-ci ». Le rapport pointe une méthode profondément viciée ; au lieu d’évaluer objectivement la situation, la police aurait sélectionné a posteriori les éléments confortant une décision déjà arrêtée.
Abonnez-vous pour lire l'article en entier.
Apportez votre soutien à la rédaction de 21News en souscrivant à notre contenu premium.