Pour Washington, la Belgique n'est plus une destination sans risque
Le département d'État américain recommande désormais à ses ressortissants de « faire preuve d'une prudence accrue » lors de leurs déplacements en Belgique. Sans déconseiller le pays, Washington évoque une combinaison de risques liés à la criminalité, au terrorisme et aux manifestations susceptibles de perturber la vie quotidienne.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Les États-Unis ont relevé leur niveau de vigilance pour les voyageurs se rendant en Belgique, invoquant les risques liés à la criminalité, au terrorisme et aux troubles sociaux.
Les États-Unis ont revu leurs recommandations de voyage concernant la Belgique. Jusqu'ici classé au niveau 1 – correspondant aux précautions habituelles –, notre pays figure désormais au niveau 2, qui invite les voyageurs américains à « faire preuve d'une prudence accrue ».
Le département d'État justifie cette décision par plusieurs facteurs : la criminalité, le risque terroriste ainsi que la possibilité de manifestations de grande ampleur pouvant entraîner des perturbations.
Vols, terrorisme et manifestations
Dans son avis officiel, Washington souligne que les vols à la tire, les vols de sacs à main et les délits d'opportunité restent fréquents, en particulier dans les quartiers touristiques, les gares, les transports en commun, les banques et à proximité des distributeurs automatiques.
Les autorités américaines rappellent également que la menace terroriste demeure présente en Belgique, un pays qui a déjà été frappé par plusieurs attentats au cours de la dernière décennie.
Enfin, les voyageurs sont invités à éviter les grands rassemblements, à suivre l'actualité locale et à s'inscrire au programme STEP, qui permet aux autorités consulaires américaines de contacter rapidement leurs ressortissants en cas d'urgence.
La Belgique rejoint plusieurs grands voisins européens
La Belgique n'est pas un cas isolé. La France, l'Allemagne, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Espagne, le Danemark ou encore la Suède figurent eux aussi au niveau 2 des recommandations américaines.
En revanche, plusieurs pays européens comme le Portugal, l'Irlande, la Suisse, l'Autriche ou la Norvège conservent le niveau 1, réservé aux destinations jugées les moins préoccupantes.
Un signal pour l'Europe ?
Ce changement intervient dans un contexte où les questions de sécurité occupent une place croissante dans le débat public belge.
Criminalité dans certaines grandes villes, menace terroriste toujours prise au sérieux par les services de renseignement et multiplication des manifestations susceptibles de perturber les transports : autant d'éléments que Washington estime désormais suffisants pour recommander une vigilance renforcée à ses citoyens.
Cette décision s'est prise alors que les relations entre Bruxelles et l'administration Trump connaissent plusieurs sujets de tension. Les autorités américaines n'établissent toutefois aucun lien officiel entre ce contexte diplomatique et la révision de leurs conseils aux voyageurs.
Quelles qu'en soient les raisons, ce reclassement constitue un signal peu flatteur pour l'image internationale de la Belgique. Sans être considéré comme un pays à risque élevé, le royaume ne figure désormais plus parmi les destinations auxquelles Washington applique son niveau de vigilance le plus faible.