Schaerbeek : le bourgmestre alerte sur l’insécurité et pointe les limites de la politique migratoire.
Le bourgmestre de Schaerbeek, Martin de Brabant, alerte sur l’insécurité dans le quartier de la gare du Nord et met en cause la prise en charge des personnes en séjour irrégulier.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Dans le quartier de la gare du Nord, le bourgmestre de Schaerbeek dénonce une situation d’insécurité qu’il relie notamment à la présence de personnes en séjour irrégulier impliquées dans des faits de délinquance.
Dans le quartier de la gare du Nord à Bruxelles, l’insécurité continue de susciter l’inquiétude des riverains et des autorités locales. Le bourgmestre de Schaerbeek, Martin de Brabant (MR), estime que la situation est devenue particulièrement difficile et met directement en cause la prise en charge des personnes en séjour irrégulier.
Le constat dressé par le bourgmestre de Schaerbeek dans La Libre du jour est alarmant.
Martin de Brabant affirme vouloir mettre des mots sur une situation qu’il juge trop longtemps restée sans réponse. Selon lui, une partie importante des difficultés rencontrées dans le quartier est liée à la présence de personnes en séjour irrégulier, dont certaines seraient impliquées dans des faits de délinquance.
Une forte concentration des infractions
Pour le bourgmestre, le problème ne réside donc pas uniquement dans le nombre de policiers présents sur le terrain. Il estime que les arrestations perdent une partie de leur efficacité lorsque les personnes interpellées sont rapidement remises en liberté.
Le procureur Julien Moinil avait déjà alerté à ce sujet il y a plusieurs années en déclarant : « Le troisième point que je voulais aborder concerne les personnes en séjour illégal qui commettent des infractions, pas les autres. Un exemple récent, vingt personnes ont été arrêtées dans le cadre d’un trafic de stupéfiants et mises à disposition de l’Office des étrangers, qui les a tous relaxés. Quelqu’un qui n’a pas de titre de séjour et qui vend de la cocaïne doit quitter le pays. C’est une aubaine pour les dirigeants criminels qui trouvent de la main-d’œuvre à bon prix et en nombre. Il y a des auteurs qui ont cinq ou dix ordres de quitter le territoire (OQT) et qui sont toujours là. » Et le procureur de donner également des statistiques ahurissantes : « Sur cent criminels en séjour illégal arrêtés par la police bruxelloise, le Service des étrangers en a libéré 91. »
« La police fait son travail »
Martin de Brabant dénonce les mêmes situations dans lesquelles des personnes déjà connues des services de police continuent de circuler dans le quartier.
Il cite notamment le cas de deux individus faisant l’objet d’une interdiction temporaire de lieu et auxquels plusieurs dizaines de faits auraient été attribués sur une période de dix-huit mois.
Lors d’une opération visant le deal de rue, le bourgmestre affirme également que 7 des 11 personnes interceptées étaient en séjour irrégulier, tandis qu’une seule aurait été placée en centre fermé.
Pour l’élu MR, augmenter simplement les effectifs policiers ne suffira pas si les décisions prises après les interpellations ne sont pas exécutées. Un constat qui est partagé par beaucoup de ces citoyens, déclare le bourgmestre de Schaerbeek à La Libre : « Récemment, un commerçant originaire du Maghreb m’a dit : “Nous, Monsieur le bourgmestre, on est devenus racistes”. Cela m’a crevé le cœur. À quel point donne-t-on du pain béni au Vlaams Belang en n’agissant pas ? »