Premier meeting réussi pour Édouard Philippe qui met la barre à droite
Devant près de 5.000 sympathisants réunis dimanche à l'Adidas Arena, porte de la Chapelle à Paris, Édouard Philippe a officiellement lancé sa campagne présidentielle.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Pour son premier grand meeting, le président d'Horizons a livré un discours de plus d'une heure, mêlant récit personnel, propositions de fond et attaques contre ses principaux adversaires. Surtout, il a confirmé une évolution stratégique : celle d'un candidat qui assume désormais un positionnement résolument ancré au centre droit, avec un discours de fermeté sur les questions régaliennes et de rigueur sur les finances publiques.
Sommaire
- Un récit personnel pour incarner son projet
- Dire la vérité sur les finances publiques
- Une réforme historique de l'école
- Immigration, sécurité et autorité
- Une écologie pragmatique
- Jean-Luc Mélenchon dans le viseur
- Offensive contre le Rassemblement national
- Une rupture assumée avec le macronisme
- Une démonstration de force
« Tout n'est pas perdu »
Édouard Philippe a ouvert son intervention sur un constat lucide de la situation française.
« Cette campagne présidentielle commence dans un pays inquiet », a-t-il déclaré, avant d'affirmer que « tout n'est pas perdu » à condition de « dire la vérité » aux Français et de « tenir enfin ce qu'on promet ».
Pour le maire du Havre, le temps est venu de lancer un « effort collectif » afin de « reprendre en main le destin de notre pays ». Tout au long de son discours, il s'est présenté comme le candidat de la responsabilité, refusant les promesses qu'il juge irréalistes et les solutions simplistes.
Un récit personnel pour incarner son projet
Avant d'aborder son programme, Édouard Philippe a longuement évoqué son parcours. Né à Rouen, élevé dans une famille d'enseignants, il s'est présenté comme un « fils de la classe moyenne », rappelant également que son arrière-grand-père était docker au Havre, militant à la CGT et communiste.
L'ancien Premier ministre a salué l'école publique qui, selon lui, lui a permis de réussir, tout en expliquant que « l'intérêt des enfants » constituerait la boussole de son éventuel quinquennat.
Dans une allusion à peine voilée aux responsables politiques omniprésents sur les réseaux sociaux, notamment Gabriel Attal, il a également estimé qu'un responsable politique devait être jugé davantage sur son action que sur son image.
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