« Tax the Rich » : la vidéo de Bouchez qui tourne en ridicule la frénésie fiscale de la gauche belge
Alors que les appels à taxer davantage les patrimoines se multiplient, une vidéo satirique fait un carton sur les réseaux sociaux. Son refrain est aussi simple qu'efficace : en Belgique, tout est déjà taxé… et certains en redemandent.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Une vidéo virale se moque des nouvelles propositions de taxation en Belgique et dénonce, sur un ton mordant, une fiscalité jugée toujours plus vorace.
Sur un rythme volontairement populaire, la chanson tourne en dérision ce que beaucoup considèrent comme une véritable obsession fiscale d'une partie de la gauche belge. Le refrain résume à lui seul le message : « Tax the Rich, dans le pays le plus taxé du monde. »
Le procédé est simple, mais efficace. À chaque étape de la vie correspond une nouvelle taxe.
« Tu achètes ta baraque ? Taxe. Tu y habites ? Taxe. Tu fumes une clope ? Taxe. Tu casses ta pipe ? Taxe. »
Une accumulation volontairement caricaturale qui fait mouche auprès de ceux qui estiment que la Belgique a depuis longtemps franchi le seuil du raisonnable en matière de prélèvements.
La réponse aux nouvelles envies de taxation
La vidéo n'arrive pas par hasard. Depuis plusieurs jours, le débat politique est dominé par les appels à faire davantage contribuer les patrimoines. Après les propositions d'Yvan Verougstraete et les déclarations de plusieurs responsables de gauche plaidant pour une taxation accrue des fortunes, le sujet est revenu au cœur de l'actualité.
La chanson répond à cette séquence politique avec une question implicite : que reste-t-il encore à taxer dans un pays où les prélèvements figurent déjà parmi les plus élevés d'Europe ?
Fabien Pinckaers en toile de fond
Impossible également de manquer la référence au départ du fondateur d'Odoo, Fabien Pinckaers.
La chanson suggère que, pendant que certains réclament toujours davantage de « justice fiscale », les entrepreneurs et créateurs de richesse finissent, eux, par envisager de quitter le pays.
Une allusion directe à une polémique qui a profondément divisé le monde politique ces derniers jours.
Aujourd'hui les milliardaires… demain les épargnants ?
L'un des passages les plus mordants vise l'abaissement progressif de ce qui est considéré comme une « grande fortune ».
La chanson évoque les patrimoines de 500.000, 700.000 ou 800.000 euros, en imaginant le cas d'un retraité ayant simplement économisé toute une vie.
Le message est limpide : dans l'esprit de l'auteur, la frontière entre le milliardaire et le simple épargnant devient de plus en plus floue. Une critique qui fait écho aux inquiétudes de nombreux Belges voyant le curseur fiscal se déplacer année après année.
Une satire qui touche une corde sensible
Si la vidéo use volontairement de l'exagération, son succès révèle surtout un malaise bien réel.
Dans un pays où la pression fiscale est régulièrement classée parmi les plus élevées du continent, chaque nouvelle proposition d'impôt nourrit le sentiment, chez une partie de la population, que l'effort demandé ne connaît plus de limite.
Avec son refrain entêtant — « Tax the Rich, dans le pays le plus taxé du monde » — la chanson met en musique ce ras-le-bol fiscal. Et au vu de sa diffusion sur les réseaux sociaux, elle semble avoir trouvé un écho bien au-delà des seuls militants libéraux.