Ivan Van de Cloot : « La Flandre distribue 60.000 subventions. Les politiciens n'osent plus faire de choix. »
Près d'un tiers du budget flamand est actuellement consacré aux subventions. Pour Ivan Van de Cloot, directeur général de la Stichting Merito, ce n'est pas un signe de bonne gouvernance, mais celui d'un gouvernement qui distribue toujours plus d'argent public sans en contrôler l'efficacité.
Publié par Peter Backx
Résumé de l'article
« Nous subventionnons environ 60.000 initiatives. On ne peut pas mener une politique saine dans ces conditions. »
21News : Vos recherches montrent que près d’un tiers du budget flamand est consacré aux subventions. Que révèle ce chiffre sur la politique menée aujourd’hui en Flandre ?
Ivan Van de Cloot : On assiste véritablement à une prolifération des subventions. Cela démontre également que la politique risque de se déconnecter d’une grande partie de la population. Nombre d’hommes et de femmes politiques semblent croire que les électeurs attendent avant tout d’eux qu’ils distribuent de l’argent. J’ai l’impression que c’est tout le contraire. Les citoyens voient les déficits budgétaires s’aggraver et attendent des responsables politiques qu’ils aient le courage de faire des choix.
En subventionnant près de 60 000 initiatives, on donne l’impression que presque tout est important. Mais dès que les ressources se raréfient, il faut avoir le courage de distinguer l’essentiel du superflu.
21News : Vous avez travaillé sur cette enquête pendant près d’un an. Quel a été le résultat le plus frappant ou le plus troublant pour vous ?
IVdC : Il semble que les politiciens ne parviennent plus à examiner les dépenses publiques avec un regard critique. La dette s’accumule, les taux d’intérêt risquent d’augmenter et les ressources ne sont pas illimitées. Pourtant, le gouvernement continue de créer sans cesse de nouvelles subventions.
Il semble y avoir une incapacité à distinguer les missions essentielles de l'État des questions plus « souhaitables ». Lorsque le budget est sous pression, il faut oser fixer des priorités.
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