Jean-Marc Kabund pour une solution congolaise, entre dialogue et candidature 2028
Face à l’enlisement sécuritaire et aux accords internationaux jugés inefficaces, Jean-Marc Kabund plaide pour une « solution congolaise » fondée sur un dialogue inclusif, une justice transitionnelle et le respect de l’échéance électorale de 2028, qu’il considère comme décisive pour éviter une nouvelle crise de légitimité en République démocratique du Congo.
Publié par Philippe Lamair
• Mis à jour le
Résumé de l'article
Face à la crise persistante à l’Est et aux limites des accords internationaux, Jean-Marc Kabund propose une « solution congolaise » associant acteurs politiques, société civile et groupes armés dans un dialogue orienté vers la paix et la sécurité nationale. Il plaide pour un accord politique préalable, suivi d’un processus de justice transitionnelle et d’une commission Vérité et Réconciliation, tout en excluant l’impunité pour les crimes graves. Il insiste sur l’urgence de respecter l’échéance constitutionnelle de 2028 afin d’éviter une nouvelle crise de légitimité.
21News : Quelle est votre proposition cardinale pour redresser le Congo ?
Jean-Marc Kabund : Une solution congolaise qui va mettre aux prises toutes les parties prenantes, les acteurs politiques, la société civile, y compris les groupes armés qui sont auteurs de cette situation à l'Est du pays. Contrairement à Tshisekedi qui fait croire aux gens qu'il veut bien le dialogue mais qui ne veut pas négocier avec ceux qui ont pris les armes. En même temps ; alors qu'en même temps on le voit négocier avec le M23 à Doha, c'est une contradiction.
La vraie question n'est pas de savoir qui doit participer à ce dialogue mais pourquoi on dialogue et pour quels résultats ? Dès lors nous avons la réponse sans ambages : nous dialoguons pour la paix, la sécurité sur toute l'étendue du territoire national ; ainsi vous balisez la voie à des élections libres, démocratiques et transparentes en 2028, qui est le délai constitutionnel.
Nous pensons qu'il doit y avoir une justice réparatrice. Cette justice réparatrice ou encore justice transitionnelle ne peut voir le jour s'il n'y a pas de paix. Nous devons commencer par signer un accord politique, faire la paix ; mais bien sûr cela ne veut pas dire que nous allons consacrer l’impunité à tous ceux qui ont commis des crimes graves.
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