"Tout le monde déteste la police" : Thierry Belin (SNPS) dénonce un climat de haine dangereux
Après les slogans anti-police entendus lors du 1er mai à Bruxelles, le syndicaliste policier Thierry Belin (SNPS) dénonce une banalisation inquiétante des appels à la haine et interpelle directement le monde politique.
Publié par Demetrio Scagliola
Résumé de l'article
- Thierry Belin juge « scandaleux » les slogans anti-police entendus lors du 1er mai
- Il dénonce une influence de l’extrême gauche au sein de certaines mobilisations syndicales
- Le syndicaliste pointe un manque de réaction politique face aux appels à la haine
- Il alerte sur un climat de plus en plus hostile envers les forces de l’ordre
21 News : Thierry Belin, bonjour. Avez-vous vu cette vidéo du 1er mai de la FGTB à Bruxelles où l’on entend la foule scander « tout le monde déteste la police » ?
Thierry Belin : C’est tout simplement scandaleux. Je suis quelqu'un qui défend évidemment la liberté d'expression et la diversité. Il faut la défendre à tout prix Mais là, on ne parle plus de liberté d'expression. On parle d'appel à la violence et à la haine, et je trouve ça inacceptable. On sent très bien que l'extrême gauche, le PTB, a infiltré la FGTB. Ce n'est plus la lutte ouvrière ou la lutte des classes ; c'est un appel permanent à la violence. Les policiers sont là pour sécuriser un événement qu'on nous annonce comme festif et familial, et on y crie « tout le monde déteste la police ». Est-ce l'exemple que l'on veut donner à nos enfants ? Ce n'est pas mon cas.
On ne parle plus de liberté d’expression, mais d’un appel à la violence et à la haine.
21 News : On a l'impression que c'est devenu une habitude…
Thierry Belin : C'est justement ça qui ne va pas. Le 24 avril dernier, nous sommes allés manifester à Bruxelles en front commun syndical pour dénoncer la politique du gouvernement. Nous nous étions engagés à respecter le trajet et à ne pas aller dans les tunnels. Nous avons respecté cela parce que nous ne sommes pas des voyous. Pourtant, j'ai appris de source sûre qu'il y avait des menaces d'arrestations administratives si nous entrions dans les tunnels. Pour nous, on est prêt à arrêter des policiers, mais étrangement, quand on crie « tout le monde déteste la police » le 1er mai, je n'entends rien. Je n'entends aucune condamnation de Monsieur Magnette, ni du bourgmestre de Bruxelles qui autorise ces organisations, ni du procureur du Roi. Je suis déçu.
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