Transparence salariale : le casse-tête qui attend les DRH belges
La Belgique a manqué l’échéance européenne du 7 juin 2026 et sollicité six mois de répit. Mais ce retard ne dispense pas les entreprises de se préparer à une réforme qui bouleversera le recrutement, les politiques de rémunération et les relations entre collègues.
Publié par A.G.
Résumé de l'article
La Belgique tarde à transposer la directive européenne, mais les entreprises devront bientôt objectiver leurs salaires, ouvrir leurs données aux travailleurs et justifier chaque différence.
Transparence salariale : le casse-tête qui attend les DRH belgesLes entreprises belges gagnent du temps. Elles n’échapperont toutefois pas à la réforme. La directive européenne du 10 mai 2023 renforce la transparence des rémunérations. La Belgique devait la transposer avant le 7 juin dernier.
Le gouvernement n’a pas respecté cette échéance. Il a demandé à la Commission européenne de suspendre toute procédure d’infraction pendant six mois.
Au 19 août, la Belgique ne dispose toujours pas d’une loi fédérale complète pour le secteur privé. Les nouvelles obligations ne s’appliquent donc pas encore automatiquement entre un travailleur et son employeur.
Ce vide crée pourtant une incertitude juridique. La directive repose sur le principe fondamental d’égalité entre les femmes et les hommes. La Fédération des entreprises de Belgique conseille donc aux employeurs de suivre le dossier. Elle leur recommande aussi de respecter strictement les règles actuelles contre les discriminations salariales.
Des salaires moins secrets dès le recrutement
La réforme ne rendra pas publiques les fiches de paie individuelles. Elle donnera en revanche de nouveaux droits aux candidats.
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