Vacances de luxe de Matthieu Pigasse : sa compagne traite les journalistes de « jaloux frustrés » et de « fils de pute »
Après les révélations du Canard enchaîné sur les vacances de Matthieu Pigasse à Moustique, puis celles de Marianne sur un séjour de sa compagne dans l’Utah, Wassila Meddas contre-attaque violemment. « Méthodes de salauds », « jaloux frustrés », « fils de pute » : la polémique prend une nouvelle dimension.
Publié par Harrison du Bus
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Résumé de l'article
Après les révélations sur les vacances luxueuses de Matthieu Pigasse et de sa compagne, Wassila Meddas attaque violemment Le Canard enchaîné et Marianne, qualifiant les journalistes de « jaloux frustrés » et dénonçant leurs « méthodes de salauds ».
La polémique autour des vacances de Matthieu Pigasse ne retombe pas. Une semaine après les révélations du Canard enchaîné sur son séjour particulièrement luxueux sur l’île Moustique, dans les Caraïbes, Marianne s’est à son tour intéressé aux voyages de Wassila Meddas, compagne du banquier d’affaires. Cette dernière a répondu mercredi 23 septembre par une charge d’une rare violence contre les deux journaux.
« Le Canard enchaîné hier, Marianne aujourd’hui : même médiocrité, mêmes méthodes de salauds », a-t-elle lancé sur X. Elle reproche aux deux titres de s’intéresser à ses publications sur les réseaux sociaux pour atteindre Matthieu Pigasse : « Vous êtes tellement incapables de trouver un véritable sujet contre @MPigasse que vous fouillez mon compte Instagram, récupérez mes photos personnelles et me mettez au milieu de vos règlements de comptes politiques. » La Dépêche confirme que Wassila Meddas est aujourd’hui la compagne de Matthieu Pigasse et directrice des marques du groupe Combat.
Le Canard enchaîné hier, Marianne aujourd’hui : même médiocrité, mêmes méthodes de salauds.
— wassila (@wassilameddas) September 23, 2026
Vous êtes tellement incapables de trouver un véritable sujet contre @MPigasse que vous fouillez mon compte Instagram, récupérez mes photos personnelles et me mettez au milieu de vos… https://t.co/YEDKE82PTb
Après Moustique, un hôtel de luxe dans l’Utah
Tout était parti d’une enquête publiée le 15 septembre par Le Canard enchaîné. L’hebdomadaire affirmait que Matthieu Pigasse avait passé dix-neuf nuits sur l’île Moustique, dans une propriété de plus de 2.600 m². Le journal évoquait notamment trois piscines, neuf suites, un cinéma, un terrain de tennis et un tarif de 130.000 euros la semaine.
Selon les estimations reprises dans la presse, le séjour aurait représenté plus de 430.000 euros pour près de trois semaines. L'information a d'autant plus alimenté les commentaires que Matthieu Pigasse affiche depuis longtemps son engagement à gauche et que Le Canard s'intéresse depuis plusieurs mois à ses éventuelles ambitions pour l'élection présidentielle de 2027.
Mardi, Marianne a ajouté une nouvelle pièce au dossier. Le magazine a retrouvé sur le compte Instagram de Wassila Meddas des photos d’un séjour à l’Amangiri, établissement très haut de gamme situé dans l’Utah. D’après Marianne, le séjour à deux dans l'hôtel pouvait atteindre 11.300 dollars la nuit. La publication Instagram du 18 juillet, composée de seize photos, aurait depuis été supprimée.
« Pendant que nous faisons de la moula, vous nous surveillez »
C’est cette deuxième publication qui a déclenché la colère de Wassila Meddas. Dans son message sur X, elle accuse les journalistes de ne plus enquêter mais de « fouiller », « fantasmer » et « recycler », avant de les qualifier d’« une bande de jaloux frustrés, sans sujet, sans élégance et visiblement sans aucune dignité professionnelle ».
La suite est plus provocatrice encore : « Pendant que nous vivons, avançons et faisons de la moula, vous nous surveillez. Et c’est bien ça qui vous rend dingues. Vous passerez votre vie à regarder les autres réussir, parce que vous n’avez jamais su faire autre chose. » Ces propos, publiés mercredi, ont depuis été repris par plusieurs médias.
Marianne a choisi de répondre sur le même registre. « Nous ne vous remercierons jamais assez pour vos aimables messages », a ironisé le magazine, en publiant une capture d’écran d’échanges privés attribués à Wassila Meddas. Sur celle-ci, la compagne de Matthieu Pigasse enchaîne les émojis rieurs avant d’écrire notamment : « Pourquoi autant de haine ? », « Ce se voit que vous êtes malheureux dans votre vie » puis, beaucoup plus brutalement : « Bande de fils de pute ».
Elle promet ensuite au magazine de lui fournir elle-même de la matière : « J’ai fait le tour du monde et vu que vous êtes en fin de carrière je vais vous poster des photos pour vos prochains épisodes », avant d’ajouter, sous une photo : « Le résultat de votre pub », accompagné de trois émojis rieurs.
Pigasse invoque sa liberté de « partir en vacances »
Matthieu Pigasse avait, lui, adopté un ton nettement moins offensif lorsqu’il avait été interrogé sur France Inter. Sans contester le principe du séjour à Moustique, il avait défendu sa vie privée et rejeté ce qu’il qualifie de « police des mœurs ». « Être de gauche, ce n’est pas faire vœu de pauvreté », avait-il notamment répondu.
Suite aux révélations de l’hebdomadaire "Le Canard enchaîné" à propos de vacances sur l’île Moustique, Matthieu Pigasse affirme qu’il peut "avoir une vie normale et partir en vacances à peu près où [il] veut".
— France Inter (@franceinter) September 22, 2026
NDLR : les propos exacts de Roland Lescure, ministre de l'Économie,… pic.twitter.com/QPA0I89Kch
Dans la séquence diffusée par France Inter, il revendique également le droit d’« avoir une vie normale et partir en vacances à peu près où il veut ». La radio a elle-même accompagné la vidéo d’une étonnante « NDLR », rappelant les propos tenus la veille sur son antenne par le ministre de l’Économie Roland Lescure : « 2.000 euros c’est correct comme retraite. On vit avec 2.000 euros correctement. » Les propos de Lescure sont bien authentiques et intervenaient dans le débat sur une éventuelle sous-indexation de certaines pensions.
Le contraste n’est évidemment pas passé inaperçu : d’un côté, un ministre expliquant sur la même antenne qu’un retraité peut vivre « correctement » avec 2.000 euros par mois ; de l’autre, un homme d’affaires engagé à gauche défendant sa liberté de choisir ses destinations après la publication d’informations faisant état de plusieurs centaines de milliers d’euros de dépenses de vacances. La juxtaposition a cette fois été faite par France Inter elle-même.