À 50 mètres des passeurs, des clowns divertissent les migrants qui attendent de gagner l’Angleterre
À Loon-Plage, des bénévoles en nez rouges jonglent devant les quelque 2.500 migrants qui attendent de pouvoir traverser la Manche. À côté, des réseaux de passeurs préparent les prochains départs à bord de « méga-canots » pouvant transporter jusqu’à 230 personnes. Une scène presque surréaliste au cœur d’une crise migratoire qui change d’échelle.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
À Loon-Plage, 2.500 migrants attendent de gagner l’Angleterre tandis que des réseaux de passeurs organisent les traversées. À quelques dizaines de mètres de leurs tentes, des clowns bénévoles jonglent pour divertir les occupants du camp.
Il ne manquait peut-être plus que les clowns. À Loon-Plage, près de Dunkerque, quelque 2.500 migrants vivent actuellement dans l'attente d'un passage vers le Royaume-Uni. Les déchets s'accumulent entre les tentes, les rats prolifèrent et les réseaux de passeurs organisent les traversées clandestines. C'est dans ce décor que le Telegraph a assisté à une scène pour le moins incongrue : une troupe de clowns bénévoles jonglant devant les candidats au passage de la Manche.
Laurence Quetel, 67 ans, ancienne cadre de Philips aux Pays-Bas, et sa troupe tentent ainsi d'égayer le quotidien du camp. Nez rouges, salopettes et balles de jonglage : le spectacle ne semble pourtant guère déclencher l'enthousiasme. Le quotidien britannique décrit des migrants faisant la file pour leur déjeuner et observant les artistes avec perplexité. À seulement une cinquantaine de mètres, le spectacle est d'une tout autre nature.
À quelques mètres, les passeurs préparent les traversées
Des réseaux de passeurs kurdes occupent une partie du camp et organisent les prochains départs vers les côtes britanniques.
Leur dernière innovation témoigne de l'industrialisation croissante du trafic : les « méga-canots », des embarcations pneumatiques pouvant mesurer une quinzaine de mètres et transporter un nombre considérable de passagers.
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter