À l’ONU, Donald Trump expose sa doctrine : négocier en position de force
De l’Iran au Venezuela, de Cuba à l’IA, Trump a défendu une conception des relations internationales : utiliser la supériorité des États-Unis pour contraindre adversaires et partenaires à négocier. Une diplomatie de la puissance résumée en quelques mots : « Pendant que d’autres parlaient, j’ai agi. »
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Iran, Venezuela, Cuba, Groenland, ONU et IA : le discours de Donald Trump dessine une diplomatie fondée sur la puissance, la contrainte et la négociation.
« Pendant que d’autres parlaient, j’ai agi. Pendant que d’autres parlaient de paix, j’ai fait la paix. » Derrière l’autocélébration caractéristique de Donald Trump, ces deux phrases constituent sans doute la meilleure clé de lecture de son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre.
Pendant près de quarante minutes, le président américain a présenté les États-Unis comme une puissance redevenue suffisamment forte pour ne plus attendre que les crises se résolvent par les mécanismes traditionnels de la diplomatie internationale. « Je n’ai aucune intention de laisser les dangers continuer à grandir un jour de plus », a-t-il prévenu.
Iran, Venezuela, Cuba, cartels mexicains, Groenland, Ukraine, intelligence artificielle : les dossiers sont très différents, mais le raisonnement varie étonnamment peu. Washington identifie une menace ou un intérêt stratégique, établit un rapport de force, puis utilise sa supériorité militaire ou économique pour obtenir un accord.
Et nulle part cette méthode n’est apparue aussi clairement qu’à propos de l’Iran.
L’Iran, entre accord et « anéantissement »
Le passage le plus spectaculaire du discours fut également le plus révélateur. Donald Trump a présenté aux dirigeants iraniens deux issues radicalement opposées.
La première serait un accord permettant à l’Iran de « bâtir un pays encore plus grand qu’auparavant », voire de devenir « l’un des plus grands pays du Moyen-Orient ». La seconde : « anéantir la République islamique », et le faire rapidement.
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