Accusés d’avoir rendu les jeunes accros : les géants des réseaux sociaux perdent une bataille judiciaire
Après des années de mises en garde sur les effets des réseaux sociaux, la bataille gagne les tribunaux. Plus de 3.000 plaintes accusant Meta, Google, TikTok et Snapchat d’avoir délibérément favorisé l’addiction des jeunes vont pouvoir suivre leur cours aux États-Unis.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Plus de 3.000 plaintes accusant Meta, Google, TikTok et Snapchat d’avoir conçu des plateformes addictives pour les jeunes vont pouvoir suivre leur cours. Un nouveau revers judiciaire pour la Silicon Valley, quelques jours après les 567 millions de dollars infligés à Meta.
La protection juridique dont bénéficient depuis des décennies les géants américains d’Internet commence-t-elle à se fissurer ? Une cour d’appel fédérale américaine vient d’autoriser la poursuite de plus de 3.000 plaintes contre Meta, Google, TikTok et Snapchat. Au cœur de ces procédures : une accusation particulièrement lourde, celle d’avoir délibérément conçu des plateformes susceptibles de créer une dépendance chez les jeunes utilisateurs.
La décision, rendue lundi par la Cour d’appel fédérale du 9e circuit, à San Francisco, constitue un revers important pour Meta et TikTok. Les deux entreprises tentaient de faire annuler une décision précédente qui permettait aux milliers de procédures regroupées devant la justice fédérale de suivre leur cours.
Elles n’y sont pas parvenues. Et l’affaire pourrait désormais obliger les géants des réseaux sociaux à répondre beaucoup plus précisément de la manière dont leurs produits ont été conçus.
Plus de 3.000 plaintes devant la justice fédérale
Les procédures ont été engagées par des particuliers, mais aussi par des États, des municipalités et des districts scolaires américains. Les plaignants soutiennent que certaines caractéristiques des réseaux sociaux ont été pensées pour maximiser le temps passé sur les plateformes et fidéliser les utilisateurs, notamment les plus jeunes.
Ils établissent également un lien entre cette utilisation et la progression de problèmes de dépression, d’anxiété ou d’image corporelle chez certains adolescents.
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