Léon XIV à Paris : quelles figures politiques vont assister à la messe sur les Champs-Élysées ?
Le souverain pontife foule le sol français pour quatre jours d'une visite historique. Au-delà du symbole religieux, le rendez-vous mobilise tout le paysage républicain, du gouvernement jusqu'aux oppositions de droite et d'extrême droite.
Publié par Loïc Cotteret
Résumé de l'article
Alors qu'Emmanuel Macron évite la messe du pape Léon XIV à la Concorde, les figures de droite et du centre s'y pressent en nombre.
À l'inverse, la gauche boycotte massivement l'événement, illustrant la fracture politique autour de la place du religieux dans l'espace public.
Pour la première visite en France du successeur du pape François, la place de la Concorde s'apprête à devenir le théâtre d'un étonnant rassemblement. Entre piété assumée et stratégie d'affichage à l'approche des grands rendez-vous électoraux, les leaders de droite et du centre se bousculent au premier rang de la messe géante.
Du côté de l'Élysée, la ligne de crête reste d'une précision chirurgicale. Emmanuel Macron a déroulé le tapis rouge au souverain pontife dès sa descente d'avion hier matin, avant de s'entretenir avec lui au Palais.
Pourtant, le chef de l'État sèche scrupuleusement les cérémonies religieuses du week-end et choisit de déléguer sa présence sur le parvis parisien à son épouse Brigitte.
Bain de foule spirituel et calculettes politiques
Lors du grand office de cet après-midi, les rangs des fidèles prendront une nette couleur parlementaire.
Marine Le Pen et Jordan Bardella pour le Rassemblement national, Gabriel Attal sous les couleurs de Renaissance, Édouard Philippe, Bruno Retailleau ou encore Éric Zemmour accompagné de Sarah Knafo : les prétendants au pouvoir occupent le terrain.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu et son prédécesseur Michel Barnier complètent ce tableau très politique.
La gauche garde ses distances
À l'inverse, l'autre rive de l'échiquier refuse catégoriquement l'exercice de style.
Pas question d'assister à l'événement pour Olivier Faure ou Marine Tondelier, résolus à marquer la frontière républicaine.
Seule exception protocolaire à cette mise en retrait : Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, qui a accueilli le souverain pontife lors de la veillée au Stade de France hier soir.
La venue de Léon XIV agit ainsi comme un révélateur brutal des lignes de fracture nationales sur la place du fait religieux dans la cité.