Agression de Damien Ernst, une pétition de soutien se lance: «Une université est un lieu où l'on doit pouvoir penser librement»
L'agression de Damien Ernst à l'Uliège hier en plein cours par des gens masqués d'extrême-gauche a choqué. Une pétition en soutien au Professeur se lance. L'expert en nucléaire voit les témoignages de soutien se multiplier.
Publié par Rédaction
L’agression physique de Damien Ernst en plein cours à l’Université de Liège a fort choqué. Les messages de soutiens se sont multipliés sur les réseaux sociaux et auprès du Professeur. Bruno Colmant, avec qui Damien Ernst a rédigé récemment un ouvrage "Au seuil du chaos" qui est un succès de librairie a été l’un des premiers à contacter notre rédaction suite à l'article révélant l'agression : "J’exprime ma plus grande solidarité à Damien Ernst, avec qui j’ai récemment cosigné un livre, après l’agression dont il a été victime. Cette violence est le signe d’une dérive inquiétante de notre société, où la force devient une arme du débat. C’est absolument intolérable."
Un autre professeur a également réagi, François Gemenne : « Je découvre ce soir l’agression inqualifiable dont a été victime mon collègue @DamienERNST1 lors de son cours. Quels que soient les désaccords, les salles de cours doivent rester des sanctuaires. Total soutien à lui, et j’espère que toute l’université exprimera sa solidarité.
Je découvre ce soir l’agression inqualifiable dont a été victime mon collègue @DamienERNST1 lors de son cours. Quels que soient les désaccords, les salles de cours doivent rester des sanctuaires. Total soutien à lui, et j’espère que toute l’université exprimera sa solidarité.
— François Gemenne (@Gemenne) September 24, 2026
L’ancienne ministre de l’énergie Marie-Christine Marghem a aussi réagi hier soir sur X en déclarant : « Le professeur Damien Ernst a été agressé pendant qu’il donnait cours par des étudiants en mal de visibilité. Moi qui suis sortie de l’Université de Liège, je ne reconnais plus son esprit tout aussi studieux que bon enfant. Ces gens ne sont-ils pas capables de s’exprimer, de solliciter un rendez-vous, d’échanger sur leur frustration plutôt que de 1. Gaspiller de la nourriture et 2. De laisser croire qu’ils n’ont rien reçu d’autre comme éducation que la violence pour manifester leurs frustrations ? Tout mon soutien à Damien. Qu’il se sente renforcé dans sa générosité de pédagogue et qu’il dépose plainte. Voilà tout ce que méritent ces imbéciles. »
Une pétition en soutien au professeur Ernst vient de se lancer via la plate-forme change : https://www.change.org/p/soutenir-le-professeur-damien-ernst-et-prot%C3%A9ger-la-libert%C3%A9-de-pens%C3%A9e
La pétition signale que : « Faire irruption masqué dans un auditoire, interrompre un cours, prendre personnellement un prof. pour cible et chercher à l'humilier ou à l'intimider devant ses étudiants franchit une limite fondamentale. Une université est, par essence, un lieu où l'on doit pouvoir penser librement. Cette liberté implique le droit de chercher, d'enseigner, d'explorer des idées nouvelles, de formuler des hypothèses, de se tromper, de contredire, d'être contredit et de participer au débat public. Elle implique aussi le droit, pour les étudiants, d'entendre des opinions différentes et de se construire leur propre jugement. »
La pétition demande différentes actions :
« 1. À l'Université de Liège, de condamner explicitement toute forme de violence ou d'intimidation visant ses professeurs, chercheurs, étudiants et membres du personnel, quelles que soient les opinions ou les causes invoquées, et de réaffirmer solennellement son attachement à la liberté académique et à la liberté de penser.
2. À l'Université de Liège, d'établir précisément les circonstances dans lesquelles des personnes masquées ont pu accéder à un auditoire et interrompre un enseignement, et de prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des académiques et des étudiants sans remettre en cause le caractère ouvert et pluraliste de l'Université.
3. Aux autorités judiciaires compétentes, d'établir les faits et les responsabilités individuelles éventuelles et, lorsque les conditions légales sont réunies, d'y donner les suites prévues par la loi. La liberté de manifester doit être protégée ; la violence et l'intimidation ne doivent pas être banalisées.
4. Aux autorités publiques compétentes, d'évaluer l'évolution des actions violentes ou intimidantes de groupes ou collectifs militants lorsqu'elles prennent directement pour cible des professeurs, chercheurs, journalistes, travailleurs, entreprises, associations ou autres composantes de la société civile, et d'examiner si les instruments actuels de prévention et de réponse sont adéquats. Cette analyse doit porter sur les actes et les méthodes employés, indépendamment de l'idéologie ou de la cause revendiquée. »
Enfin, le texte conclut par : « Une société libre ne se mesure pas à sa capacité à protéger les idées consensuelles. Elle se mesure aussi à sa capacité à permettre l'expression, l'étude et la discussion d'idées qui dérangent, interrogent ou divisent. ». A part quelques trolls haineux bien connus des réseaux sociaux, les soutiens envers le Professeur Ernst sont unanimes et sont variés. Qui pourraient ne pas condamner l'action violente d'hier alors qu'une université doit rester un sanctuaire ? La police devra maintenant retrouver les auteurs et leurs soutiens et la justice faire son travail.