Après Maduro, Washington pilote-t-il déjà le Venezuela dans l’ombre ?
Une enquête du Washington Post révèle l’influence grandissante d’un conseiller officieux proche de Donald Trump sur le Venezuela post-Maduro, alimentant les interrogations sur le poids réel de Washington dans la reconstruction politique et économique du pays.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Venezuela, Donald Trump, Mauricio Claver-Carone, Washington Post, Nicolás Maduro, pétrole, États-Unis, Amérique latine
Il n’occupe aujourd’hui aucune fonction publique. Pourtant, selon une enquête du Washington Post, Mauricio Claver-Carone, avocat floridien de 51 ans et figure historique de la ligne dure républicaine envers l’Amérique latine, exercerait une influence considérable sur la politique américaine menée au Venezuela depuis la chute de Nicolás Maduro.
L’homme n’est pas un inconnu. Fils d’exilés cubains, ancien responsable des affaires de l’hémisphère occidental au Conseil de sécurité nationale sous le premier mandat Trump, il fut l’un des architectes de la stratégie de « pression maximale » contre Caracas. Son nom reste associé aux sanctions, aux tentatives d’isolement du régime chaviste et à une vision très interventionniste de la politique américaine sur le continent.
Mais l’enquête du Washington Post décrit aujourd’hui un rôle plus atypique encore. Sans mandat officiel, Mauricio Claver-Carone agirait comme un intermédiaire permanent entre Washington et Caracas, échangeant directement avec les nouvelles autorités vénézuéliennes, transmettant des messages de l’administration américaine et participant aux discussions sur l’avenir économique du pays.
L’intéressé réfute toute idée de pouvoir parallèle. « Je ne prends pas les décisions, affirme-t-il au quotidien américain. Le président et le secrétaire d’État décident. Moi, j’explique ce qui peut fonctionner, comment l’appliquer, qui connaît le terrain. »
Une diplomatie parallèle qui interroge
Il y a toutefois des interrogations grandissantes au sein même des cercles diplomatiques américains.
Selon plusieurs anciens responsables américains cités anonymement, le dossier vénézuélien serait désormais largement centralisé autour de la Maison-Blanche, marginalisant en partie les circuits diplomatiques traditionnels du Département d’État.
Pour continuer la lecture, abonnez-vous ou utilisez un crédit.
Déjà abonné(e) ? Se connecter