Bart De Wever chez le Roi ce vendredi : les deux scénarios pour sauver l'Arizona
Ce vendredi, Bart De Wever retourne au Palais royal après avoir présenté sa démission. Selon nos informations, le Roi Philippe devrait privilégier la continuité et accorder un dernier délai à l'Arizona. Mais deux scénarios se dessinent pour tenter de sortir de l'impasse budgétaire.
Publié par Demetrio Scagliola
• Mis à jour le
Résumé de l'article
- Une dernière chance : le Roi Philippe devrait privilégier le maintien de Bart De Wever et de la coalition Arizona.
- Deux pistes : un ultime accord budgétaire avant le 11 novembre ou une actualisation de l'accord de gouvernement par les présidents.
- Un rapprochement possible : selon nos informations, les positions des Engagés et de Vooruit auraient évolué ces dernières heures.
Sommaire
- Un Roi prudent, qui pourrait choisir de ne pas trancher définitivement
- Une autre piste prend de l'épaisseur : revoir l'accord de gouvernement
- Le scénario en deux temps : d'abord les ministres, ensuite les présidents
- De Wever reconnaît un échec, mais ne renonce pas
- Le Roi devrait privilégier la stabilité, au moins pour l'instant
Le suspense devrait prendre fin ce vendredi au Palais royal. Quatre jours après avoir présenté la démission de son gouvernement, faute d'avoir trouvé un accord sur les 10 milliards d'euros d'efforts budgétaires à réaliser d'ici 2029, Bart De Wever retrouvera le roi Philippe. Une audience décisive pour l'avenir de la coalition Arizona, même si, selon nos informations, le scénario d'une chute du gouvernement paraît aujourd'hui peu probable.
Après avoir consulté les présidents des cinq partis de la majorité, le souverain dispose de plusieurs options. Il pourrait accepter la démission du Premier ministre et inviter les partenaires de la coalition à lui trouver un successeur. Il pourrait également ouvrir la voie à la recherche d'une nouvelle majorité, éventuellement en désignant un informateur. Une hypothèse qui pourrait notamment passer par le remplacement de Vooruit par Anders, comme l'a suggéré cette semaine Frédéric De Gucht, président des libéraux flamands.
Enfin, une dissolution de la Chambre suivie d'élections anticipées constitue une autre issue possible, même si elle supposerait le respect des conditions constitutionnelles. Dans ce cas, les électeurs devraient être convoqués dans les 40 jours.
Mais, à ce stade, aucune de ces trois pistes ne semble véritablement privilégiée. Selon plusieurs sources proches du gouvernement, le scénario le plus probable reste celui d'une prolongation de la situation actuelle, avec Bart De Wever toujours aux commandes et une dernière tentative pour sauver l'Arizona.
Un Roi prudent, qui pourrait choisir de ne pas trancher définitivement
Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, le Palais royal pourrait d'ailleurs se montrer particulièrement discret dans sa communication vendredi.
Plutôt que d'annoncer formellement un refus de démission ou de confier une nouvelle mission au Premier ministre, le Roi pourrait simplement laisser entendre que les discussions doivent se poursuivre, sans préciser davantage les modalités ni les échéances.
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