Reza Pahlavi reçu par le MR à Bruxelles : Bouchez appelle à la chute du régime iranien
Le fils du dernier chah d'Iran, Reza Pahlavi, a été reçu jeudi par les députés MR, puis par Georges-Louis Bouchez au siège du parti. Malgré les réserves du ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot, le président libéral défend cette rencontre et fait de la chute du régime des mollahs une priorité.
Publié par Rédaction
Jeudi 5 novembre, Reza Pahlavi, le fils du dernier chah d'Iran, figure de l'opposition en exil, a été accueilli à la Chambre des représentants par le groupe MR, avant de participer à une réception organisée au siège du parti par Georges-Louis Bouchez, en présence de membres de la diaspora iranienne.
Le président libéral n'a pas caché son étonnement face aux critiques entourant cette visite, alors que plusieurs organisations iraniennes et personnalités politiques belges avaient réclamé son annulation.
« Quand on sait que l'ambassadeur d'Iran peut rester en place sans aucune difficulté, quand on sait que notre pays a encore un accord d'échange de prisonniers avec l'Iran, je suis surpris que ça crée un problème à certains de recevoir M. Pahlavi », a déclaré Georges-Louis Bouchez. Pour le président du MR, la priorité est claire : il faut que « le régime des mollahs en Iran tombe ».
Quand on sait que l'ambassadeur d'Iran peut rester en place sans aucune difficulté, quand on sait que notre pays a encore un accord d'échange de prisonniers avec l'Iran, je suis surpris que ça crée un problème à certains de recevoir M. Pahlavi.
Georges-Louis Bouchez
Une invitation maintenue malgré Maxime Prévot
Georges-Louis Bouchez avait déjà rencontré l'opposant iranien à Paris, fin juillet, avant de plaider pour une prise de contact avec la diplomatie belge et une invitation au Parlement fédéral.
Mais le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot (Les Engagés), avait déconseillé une réception officielle, invoquant « la diversité de l'opposition iranienne et des risques en matière de sécurité ».
Faute de consensus entre les groupes politiques, la conférence des présidents de la Chambre avait finalement renoncé à organiser une rencontre au nom de l'institution. Le MR a néanmoins maintenu son invitation dans un cadre partisan, en accueillant Reza Pahlavi lors de sa réunion hebdomadaire.
Fédérer l'opposition pour permettre aux Iraniens de vaincre le régime
Reza Pahlavi a défendu son ambition de rassembler les différents courants opposés à la République islamique.
Exilé aux États-Unis depuis plusieurs décennies, il souhaite fédérer l'opposition afin de permettre le renversement du régime actuel et d'offrir « aux Iraniens la possibilité de décider une fois pour toutes quel sera l'avenir de leur pays ».
Le fils du chah a également appelé la Belgique et l'Union européenne à accentuer leurs pressions sur Téhéran. Parmi ses demandes figurent le rétablissement de l'accès à Internet et aux communications pour les Iraniens, le renforcement des sanctions économiques, le gel des avoirs des dirigeants du régime et une pression diplomatique accrue, pouvant aller jusqu'à la fermeture des ambassades.