Bart De Wever : « Nous devons normaliser les relations avec la Russie »
Dans un entretien à L'Écho, le Premier ministre Bart De Wever estime que nous devons retisser des relations économiques avec la Russie.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
- Bart De Wever face à la presse.
- Pour le Premier ministre, nous devons retrouver des relations normales avec la Russie, même si "personne n'ose le dire".
Sommaire
Le Premier Ministre a donné toute une série d’interviews dans la presse francophone belge ce week-end.
Il a lourdement attaqué le PS et la Vivaldi qui ont, selon lui, laissé le pays dans une situation budgétaire catastrophique : « On est à plus de 50 % du PIB de dépenses publiques dans ce pays ! Il faut passer en dessous de 50 %. Ce pays a empilé les compromis au fédéral, avec le PS comme force dominante en Wallonie. Le PS aime dépenser et aime l'assistanat, sans aucun sentiment de responsabilité financière car la facture est payée par d'autres. »
Liens avec la Russie : le "bon sens"
Mais c’est sur un autre sujet que le Premier Ministre a aussi marqué les esprits en disant qu’il était de faire un deal avec la Russie. Ainsi il signale : « Nous devons normaliser les relations avec la Russie, regagner l’accès à l’énergie bon marché » dans une interview accordée à L’Écho.
« Comme on n’est pas capable de menacer Poutine en envoyant des armes à l’Ukraine et qu’on ne peut pas l’étouffer économiquement sans l’appui des États-Unis, il ne reste qu’une méthode : faire un deal” », avance-t-il. Et il poursuit en disant que plusieurs leaders européens sont d’accord avec lui sans oser le dire : « Il faut se réarmer et remilitariser la frontière. Et dans le même temps, on doit normaliser les relations avec la Russie, regagner l’accès à l’énergie bon marché. C’est du ‘common sense’ (du bon sens, NDLR). Entre quatre yeux, des leaders européens me disent que j’ai raison, mais personne n’ose le dire tout haut. »
« La doctrine officielle, c’est que l’on va continuer jusqu’à ce que la Russie soit à genoux. Ce serait réaliste uniquement avec le soutien à 100% des États-Unis, mais ils ne sont pas du tout pour l’Ukraine. Je pense parfois qu’ils sont plus proches de Poutine que de Zelensky » conclut Bart De Wever dans les pages de L’Écho.