Belfius approche de grandes familles belges avant sa privatisation partielle
Le bancassureur Belfius aurait commencé à sonder plusieurs familles fortunées belges en vue de sa privatisation partielle, alors même que le gouvernement fédéral n'a pas encore officiellement lancé le processus de vente.
Publié par Vanille Dujardin
Résumé de l'article
Avant même le lancement officiel de sa privatisation, Belfius cherche déjà à attirer des familles belges fortunées pour constituer un noyau d'actionnaires stables.
Le gouvernement de Bart De Wever prévoit de céder jusqu'à 20 % du capital de Belfius, une opération susceptible de rapporter plus de deux milliards d'euros aux caisses de l'État. La banque avait été nationalisée en 2011, lorsque l'État belge était intervenu pour sauver les activités belges de Dexia.
Selon L’Echo, Belfius ne souhaite pas rester simple spectateur de cette opération. Le groupe aurait pris contact avec plusieurs grands family offices, chargés de gérer les patrimoines de familles aisées, afin de les convaincre d'entrer au capital comme actionnaires stables sur le long terme.
Minimum 50 millions d’euros
L'objectif serait de mettre en place une structure d'ancrage belge comparable à celle qui existe chez KBC. Le bancassureur flamand s'appuie depuis des années sur un noyau d'actionnaires de référence composé notamment de la coopérative Cera, de KBC Ancora, du MRBB et de plusieurs familles flamandes.
D'après une source citée par le quotidien économique, chaque investisseur potentiel devrait engager au minimum quelque 50 millions d'euros. Il ne serait toutefois pas question que ces familles rachètent à elles seules l'intégralité des 20 % mis en vente.
Plusieurs candidats
Plusieurs investisseurs institutionnels seraient également intéressés par une participation. Les noms du fonds d'investissement CVC Capital Partners, de ING, de Rabobank et de Crédit Agricole circulent déjà dans les milieux financiers.
Le gouvernement fédéral doit encore préciser les modalités exactes de la vente. La semaine dernière, le ministre des Finances Jan Jambon a écarté l'idée d'une introduction en Bourse de Belfius, estimant qu'une telle opération serait trop longue à mettre en œuvre et que les conditions de marché restent trop incertaines. Une décision qui a suscité de nombreuses critiques, certains observateurs estimant qu'une cotation à Bruxelles aurait permis de transformer Belfius en une véritable « action populaire » accessible aux petits investisseurs.