Infantino abandonne son processus de privatisation de la Coupe du Monde après les polémiques
En retirant son projet d’ouvrir les recettes des Mondiaux à des investisseurs, Gianni Infantino évite une non-participation européenne. Mais cet épisode révèle surtout une défiance profonde envers une gouvernance de la FIFA devenue trop solitaire.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Gianni Infantino a abandonné le projet de filiale commerciale de la FIFA ouverte à des investisseurs privés. L’opposition de l’UEFA, de la Concacaf et de la Confédération asiatique a fait tomber l’opération.
À Zurich, le président de la FIFA a finalement reculé. Dans la nuit du vendredi 31 juillet au samedi 1er août, Gianni Infantino a annoncé l’abandon de son projet de création d’une filiale commerciale valorisée à 20 milliards de dollars, dont environ 20 % auraient été cédés à des investisseurs privés. Le retrait est net. Il ne referme pourtant pas la crise politique ouverte au sommet du football mondial.
Car cette affaire ne portait pas seulement sur une opération financière, ni même sur les 4,2 milliards de dollars espérés auprès des investisseurs. Elle touchait à une question beaucoup plus explosive : qui contrôle réellement les compétitions de la FIFA, leurs droits audiovisuels, leurs contrats de parrainage et, au bout de la chaîne, la rente considérable produite par la Coupe du monde ? En voulant répondre seul à cette question, Infantino a heurté les fédérations qui font vivre le système.
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