Bien-être animal à Bruxelles : le MR assure que « ce vote aura bien lieu » et rejette les accusations de blocage
Accusé de freiner l’avancée du Code bruxellois du bien-être animal, le MR assure ne vouloir ni bloquer ni enterrer le dossier. Les libéraux veulent d’abord entendre les auteurs d’une pétition consacrée au Code avant de se prononcer sur la mise à l’ordre du jour des textes concernés.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Le MR bruxellois rejette les accusations de blocage du Code du bien-être animal et promet qu'un vote aura lieu après l'audition des pétitionnaires au Parlement bruxellois.
Le MR bruxellois veut couper court aux accusations de blocage sur le bien-être animal. À l'issue des discussions qui se sont tenues ce mercredi matin en Commission de l'Environnement du Parlement bruxellois, les députés libéraux assurent que les textes relatifs au bien-être animal seront bien soumis au vote, mais défendent une procédure en deux temps.
Clémentine Barzin, Aurélie Czekalski, Ariane de Lobkowicz et Gaëtan Van Goidsenhoven souhaitent d'abord entendre les citoyens à l'origine d'une pétition demandant qu'un débat sur le Code bruxellois du bien-être animal soit inscrit à l'ordre du jour. La Commission devra ensuite se prononcer sur la mise à l'ordre du jour des propositions d'ordonnance relatives au sujet.
« La protection des animaux mérite mieux que des effets d'annonce ou des polémiques. Notre priorité est de faire avancer ce dossier avec méthode et détermination », déclarent conjointement les quatre députés MR.
« Ce vote aura bien lieu »
Les élus libéraux insistent particulièrement sur le fait que cette audition ne constitue pas, selon eux, une manœuvre destinée à reporter indéfiniment l'examen des textes.
« Ce vote aura bien lieu. Il s'agit d'un engagement, pas d'un renvoi aux calendes grecques. Nous voulons entendre les citoyens qui se sont mobilisés, puis permettre au travail parlementaire d'avancer », affirment-ils.
La procédure défendue par le MR prévoit donc d'entendre dans un premier temps les auteurs de la pétition, avant que les parlementaires se prononcent sur la mise à l'ordre du jour des différents textes. Le parti assure vouloir aboutir à des « résultats concrets au cours de cette mandature ».
Bruxelles demeure en effet la seule des trois Régions belges à ne pas disposer d'un Code unifié du bien-être animal. Le MR réclamait déjà son adoption lors de la précédente législature et avait participé, avec d'autres partis d'opposition, au dépôt d'un texte lorsque le projet gouvernemental n'avait finalement pas abouti.
Le programme bruxellois du parti prévoyait également l'adoption d'un tel Code et proposait notamment de renforcer les contrôles contre la maltraitance animale et de créer une « police du bien-être animal ».
Le MR renvoie Bernard Clerfayt à son propre bilan
Dans son communiqué, le MR en profite pour répondre directement à l'ancien ministre bruxellois du Bien-être animal Bernard Clerfayt.
Le parti rappelle que celui-ci exerçait cette compétence sous la précédente législature, lorsque DéFI participait au gouvernement bruxellois, mais que le projet de Code n'avait finalement pas abouti.
« L'ancien ministre Bernard Clerfayt, absent des échanges de ce matin, interpelle aujourd'hui sur un dossier qu'il n'a pas réussi à faire aboutir lorsqu'il était ministre chargé du bien-être animal », attaquent les quatre députés.
« Pour notre part, nous entendons dépasser les blocages de la précédente législature et travailler à une issue concrète », ajoutent-ils.
Le précédent échec avait notamment conduit l'opposition de l'époque à reprendre le projet de Code afin de tenter de le faire débattre au Parlement. Le MR avait alors publiquement dénoncé le blocage du texte au sein de la majorité régionale.
La protection des animaux inscrite dans la Constitution
Les libéraux mettent également en avant le rôle joué précédemment par Gaëtan Van Goidsenhoven dans l'inscription de la protection et du bien-être des animaux dans la Constitution belge.
L'article 7bis prévoit désormais que l'État fédéral, les Communautés et les Régions veillent, dans l'exercice de leurs compétences respectives, « à la protection et au bien-être des animaux en tant qu'êtres sensibles ». Le programme bruxellois du MR faisait déjà de cette reconnaissance constitutionnelle l'un des fondements de sa politique en la matière.
Le parti considère que cette reconnaissance doit désormais trouver une traduction régionale à Bruxelles. « Le bien-être animal est une priorité. Le MR mettra tout en œuvre pour obtenir des résultats au cours de cette mandature », assurent Clémentine Barzin, Aurélie Czekalski, Gaëtan Van Goidsenhoven et Ariane de Lobkowicz.
Pour les libéraux, l'étape immédiate reste donc l'audition des pétitionnaires. Viendra ensuite le moment politiquement plus délicat : celui de décider quels textes sur le bien-être animal seront effectivement inscrits à l'ordre du jour et soumis au travail parlementaire.