À Francfort, Reza Pahlavi reçoit le Prix de la Liberté au nom du peuple iranien
La Fondation Friedrich Naumann décerne son Prix de la Liberté 2026 au peuple iranien. Reza Pahlavi doit recevoir la distinction en son nom ce samedi 7 novembre à Francfort, après quatre jours de visite à Bruxelles.
Publié par A JS
Résumé de l'article
À Bruxelles, Reza Pahlavi a évoqué la situation en Iran et les perspectives d’une transition politique. Deux déclarations distinctes témoignent du soutien d’organisations iraniennes de plusieurs pays à ses rencontres en Belgique et à la cérémonie de Francfort.
La cérémonie du Prix de la Liberté a eu lieu ce samedi 7 novembre à la Paulskirche de Francfort. Ce bâtiment a accueilli le premier Parlement allemand en 1848. Le programme prévoyait un discours de Bijan Djir-Sarai, porte-parole du FDP allemand pour les affaires étrangères.
La fondation décerne cette distinction tous les deux ans depuis 2006. Cette édition salue les Iraniens qui défendent leurs droits et réclament des libertés démocratiques malgré la répression. La fondation dédie aussi le prix aux victimes de la répression et aux prisonniers politiques.
Le Prix de la Liberté après une visite à Bruxelles
Fils du dernier shah d’Iran, Reza Pahlavi vit en exil aux États-Unis. Il a reçu le prix en qualité de dépositaire. La fondation prévoit que des représentants librement élus du peuple iranien puissent un jour recevoir la distinction.
Avant Francfort, l’opposant iranien a séjourné à Bruxelles du 3 au 6 novembre. Mercredi, il a tenu une conférence de presse au Parlement européen avec l’eurodéputé français François-Xavier Bellamy. Jeudi, les députés du MR l’ont reçu à la Chambre dans le cadre d’une réunion de leur groupe.
Reza Pahlavi demande à la Belgique et à l’Union européenne de renforcer les sanctions économiques contre Téhéran. Il plaide aussi pour un meilleur accès des Iraniens à Internet. La sécurité européenne a également figuré au programme des échanges.
Il défend une transition suivie d’élections libres. Selon lui, le choix entre république et monarchie constitutionnelle revient aux Iraniens.
Deux déclarations de soutien au sein de la diaspora iranienne
Selon Cyrus Collective, 36 organisations iraniennes de plusieurs pays ont signé une déclaration à l’occasion de la visite à Bruxelles. Elles défendent le droit de Reza Pahlavi à être entendu. Elles dénoncent les pressions visant à faire annuler ses rencontres. Des associations de femmes, d’étudiants, de sportifs et de professionnels de santé figurent parmi les signataires.
Une déclaration distincte réunit, selon le collectif, 144 partis, associations et organisations iraniennes. Ses signataires saluent la distinction accordée au peuple iranien et le rôle de dépositaire confié à Reza Pahlavi. Certaines organisations peuvent avoir signé les deux déclarations.
Dans une lettre ouverte, des Iraniens s’adressent aussi aux médias et aux responsables occidentaux. Ils leur demandent d’accorder davantage de place à la liberté et à la démocratie dans le débat sur l’Iran. Leur appel vise à élargir les discussions au-delà des questions nucléaires et de sécurité.