Bouchez veut diminuer les dépenses publiques : « 30 ans sans réforme réelle et suffisante des pensions, de la structure de l’État pour moins de dispersion »
Le président du MR a lancé un message sur les réseaux sociaux pour proposer toute une série de pistes concrètes pour baisser les dépenses publiques.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Bouchez veut réduire les dépenses publiques en réformant l'État et en limitant certaines dépenses, tout en baissant les impôts pour relancer l'économie.
Ainsi Georges-Louis Bouchez propose : « La situation dramatique du budget belge est le fruit de l’absence de réformes depuis la suédoise. La Vivaldi a été un gouvernement de l’immobilisme qui a dépensé l’argent qu’il n’avait pas. Raison pour laquelle nous avons dû bloquer si souvent. Avec des analystes incapables de dépasser le stade des querelles pour comprendre la raison profonde de celles ci. »
Il poursuit : « Mais la réalité plus profonde est que la structure Belgique déraille depuis plus de 30 ans. 30 ans sans réforme réelle et suffisante des pensions, de la structure de l’État pour moins de dispersion, du marché du travail. C’est ce que ce gouvernement est en train de corriger, mais nous devons aller plus loin et plus courageusement sans compromission. Quoi qu’il nous en coûte. C’est notre responsabilité pour le pays.
Nous devons réduire les dépenses publiques. C’est pourquoi, on ne peut plus :
- Avoir trois fois plus de bâtiments de Justice que les Pays Bas.
- Avoir 60 gares avec moins de 100 personnes par jour qui y montent et y descendent.
- Avoir près de la moitié des malades de longue durée qui ne le sont pas réellement et qui pourraient travailler.
- Avoir des hôpitaux à 100 mètres de distance l’un de l’autre.
- Avoir des régimes spéciaux de pension.
- Avoir autant de politiques qu’il faut réduire de plus de moitié avec la suppression de structures comme les provinces, le sénat, les 3/4 des structures bruxelloises, mais aussi fusionner les communes.
- Avoir des subsides pour tout et n’importe quoi comme des centaines de milliers d’euros pour des … formations syndicales payées par l’État.
- Avoir une structure d’État aussi large.
Il faut centraliser, réduire et cesser la déconcentration du pouvoir qui est une des importantes causes de notre impuissance et de notre dette avec la fédéralisation et les régions qui dépensent dans trop de politiques inutiles.
- Avoir les syndicats qui paient le chômage et les mutuelles, les soins de santé avec l’argent de l’État sans souci d’économie d’échelle et de transparence.
- Avoir une fonction publique quatre fois plus grande que dans les années 1960.
- Avoir autant d’options dans l’enseignement obligatoire, mais aussi d’habilitations dans l’enseignement supérieur.
- … et bien d’autres choses.
Et ceci n’est pas contradictoire avec le fait d’une aide ponctuelle et ciblée sur la réduction des taxes carburant pour les travailleurs ! Car baisser la fiscalité est la clé pour le deuxième axe de notre assainissement budgétaire : renouer avec la CROISSANCE !
Nous devons relancer l’industrie, diminuer le nombre de règles, la fiscalité et les lourdeurs administratives. Il faut réhabiliter l’économie et le droit à produire des richesses. En finir avec ces idées débiles de décroissance qui vont tous nous appauvrir. Alors ce post me vaudra à nouveau des caricatures et des insultes, mais c’est pourtant la seule voie pour sauver notre Pays et donner un avenir aux générations futures.
Aujourd’hui, chaque enfant a, à la naissance, 60.000 euros de dette pour rembourser notre façon de vivre. C’est comme si nous mangions le meilleur sur la carte au restaurant et que nous téléphonions à nos enfants pour payer la note. Et non la solution n’est pas dans plus d’impôts. Surtout pas pour financer certaines structures dont l’efficacité n’est jamais questionnée.
La justice fiscale est bien évidemment essentielle, mais pour la gauche c’est sans cesse plus d’impôts, ce que nous ne pouvons pas accepter. Il faut réaliser que nous sommes dans une concurrence mondiale qui nous oblige à devenir enfin efficaces.
Alors vous me direz que le MR est au sein de tous les gouvernements depuis quelques mois. C’est la raison de cet appel. J’en conjure mes partenaires de majorité et collègues dans les parlements : stop aux calculs électoraux et aux blocages idéologiques. C’est l’avenir du pays que nous avons entre les mains. C’est à nous de décider si nous voulons être des petits politiciens ou des gens dont on se souviendra pour leur courage. #PresidenceMR »
Reste à savoir si ce message sera entendu et ce qui sera fait concrètement… La trajectoire budgétaire des gouvernements dans lesquels le MR siège n'est aujourd'hui pas brillante…