Bruno Colmant : « Les Bruxellois en ont assez de cette accumulation d’impôts, d’amendes et de précomptes immobiliers"
Le très médiatique Bruno Colmant a lancé un coup de gueule sur la gestion bruxelloise : "Les Bruxellois en ont assez de cette accumulation d’impôts, d’amendes et de précomptes immobiliers que la classe moyenne peine désormais à payer, sans constater la moindre amélioration des services publics"
Publié par J.PE
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Les coups de gueule se multiplient sur les réseaux face à la situation bruxelloise. Entre fusillades à répétition et augmentation des impôts, les sujets de débat ne manquent pas.
Le très médiatique Bruno Colmant s’est fendu d’un billet sur les réseaux sociaux pour dire : « Bruxelles : ça suffit ! »
Pour l’économiste : « Bruxelles est une ville merveilleuse, un creuset de cultures et de couleurs, riche de musées et de lieux culturels de premier ordre. Mais, à côté de cela, la ville est embouteillée, encombrée de travaux interminables et gangrenée par une pauvreté qui, chaque jour, gagne du terrain sur nos trottoirs. Il suffit de regarder dans le métro. J’éprouve une immense compassion pour toutes ces personnes qui ont dû faire de la rue leur lieu de vie, dans le dénuement le plus extrême. Mais n’est-ce pas l’échec de notre société ? Et n’est-il pas gravissime d’apprendre, presque chaque jour, que des fusillades font des blessés ? »
Pour Bruno Colmant, cette ville devient new-yorkaise, avec la peur d’un regard qui pourrait susciter la violence : « En vérité, cette ville devient new-yorkaise, avec le fameux « no eye contact » : de peur qu’un regard ne suscite un mouvement de rage ou de violence, on ne regarde plus personne. Ou plutôt, on regarde dans le vide pour ne rien voir. »
Le professeur Colmant poursuit en dénonçant une hausse des impôts de plus en plus critiquée, que la classe moyenne n’arrive plus à suivre : « Et puis, les Bruxellois en ont assez de cette accumulation d’impôts, d’amendes et de précomptes immobiliers que la classe moyenne peine désormais à payer, sans constater la moindre amélioration des services publics qui lui sont rendus. »
Jérome de Warzée c'est aussi fendu d'un billet récemment à ce sujet. Nous avons aussi relayé le coup de gueule d'un citoyen : "Je payais 900 € de précompte immobilier. Aujourd’hui ? 1 258 €. +358 € en seulement 7 ans. Et pendant ce temps, la maison n’a pas grandi, je n’ai pas gagné une pièce supplémentaire". L'augmentation des précomptes immobiliers suscitent de plus en plus de réaction."
Bruno Colmant termine en dénonçant la lasagne institutionnelle bruxelloise : « Le fond du problème est aussi institutionnel : Bruxelles, premier bassin d’emploi du pays, assume les charges d’une capitale tout en étant structurellement sous-financée, puisqu’une part importante de la richesse qu’elle génère bénéficie fiscalement aux Régions où résident les navetteurs. À ce déséquilibre s’ajoute une invraisemblable dilution des responsabilités entre la Région, les communes, les zones de police, les commissions communautaires et l’État fédéral : chacun détient une parcelle du pouvoir, mais personne ne répond du résultat global. Mais, en vérité, les citoyens se foutent complètement de ces arguties politiques et de cette saturation d’autosatisfaction sur Instagram. Ils veulent une ville propre, sûre et saine pour tous, mais aussi socialement bienveillante, car tous ces éléments sont les facettes d’une même réalité. »