Harcèlement scolaire : Valérie Glatigny débloque 1,4 million d’euros pour 235 écoles
La Fédération Wallonie-Bruxelles consacrera plus de 1,4 million d’euros à la lutte contre le harcèlement scolaire. Dès la rentrée, 235 écoles bénéficieront d’un accompagnement renforcé.
Publié par A JS
Résumé de l'article
La Fédération Wallonie-Bruxelles financera l’accompagnement de 235 écoles durant l’année 2026-2027. Plus de 1,4 million d’euros soutiendront la formation des équipes, la prévention, les cellules d’intervention et la désignation de délégués au climat scolaire.
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles reconduit son programme contre le harcèlement scolaire. Il vient de confirmer son financement pour l’année scolaire 2026-2027. L’enveloppe dépassera 1,4 million d’euros.
Au total, 235 établissements participeront au dispositif dès la prochaine rentrée. Ils recevront un soutien pour prévenir, détecter et traiter les situations de harcèlement. Le programme couvre également le cyberharcèlement.
Un accompagnement étalé sur quatre ans
La Fédération Wallonie-Bruxelles a lancé ce programme-cadre en 2023. Celui-ci accompagne les écoles pendant quatre ans. Cette durée doit leur permettre de construire une politique cohérente et durable.
Des opérateurs spécialisés épaulent les équipes éducatives. Ils commencent par établir un diagnostic du climat scolaire. Ils aident ensuite chaque école à déterminer ses priorités.
L’accompagnement prévoit aussi des formations pour les enseignants, les éducateurs et les directions. Les établissements peuvent instaurer des procédures d’intervention précises. Celles-ci doivent faciliter une réaction rapide lorsqu’un élève ou un adulte signale des faits.
Le dispositif ne concerne pas seulement le personnel scolaire. Les écoles peuvent sensibiliser les élèves et associer les parents. Cette mobilisation collective doit favoriser la détection précoce des comportements préoccupants.
Des réponses adaptées aux besoins des écoles
Chaque établissement conserve une marge de manœuvre dans le choix des mesures. Certaines écoles créent des cellules spécialisées. Ces équipes prennent en charge les signalements et coordonnent les interventions.
D’autres établissements forment des « jeunes ambassadeurs ». Ces élèves apprennent à reconnaître les mécanismes du harcèlement. Ils peuvent aussi orienter un camarade vers un adulte compétent.
Les écoles disposent également d’une période supplémentaire. Celle-ci permet de désigner un délégué chargé du climat scolaire. Cette personne coordonne les actions et veille à leur continuité.
Le programme prévoit enfin l’intégration de ces mesures aux plans de pilotage. Les établissements devront suivre régulièrement les résultats obtenus. Ils pourront ensuite adapter leurs actions aux difficultés rencontrées.
Valérie Glatigny défend un soutien durable
La ministre de l’Éducation, Valérie Glatigny, présente ce financement comme une réponse concrète. Elle insiste notamment sur la formation et l’accompagnement à long terme.
« La lutte contre le harcèlement ne peut pas se limiter à des intentions », affirme la ministre. Elle juge indispensables des moyens suffisants et des personnes correctement formées.
La reconduction du programme confirme une priorité politique clairement assumée. Elle offre surtout aux écoles des outils pour agir avant que les situations ne s’aggravent.
Le défi consistera désormais à mesurer leur efficacité sur le terrain.