Bouchez juge la condamnation de Grégory Lenoci « inique et disproportionnée »
Georges-Louis Bouchez juge « inique et disproportionnée » la peine de 17 ans prononcée contre Grégory Lenoci et annonce une proposition sur l’enfermement préventif.
Publié par J.PE
Résumé de l'article
Après la condamnation de Grégory Lenoci à 17 ans de prison pour tentative d’assassinat avec préméditation, Georges-Louis Bouchez dénonce une peine « inique et disproportionnée » et annonce une proposition du MR.
L’affaire remonte au 24 juillet 2025. Ce jour-là, Grégory Lenoci avait donné rendez-vous à son voisin Marc P. afin de le confronter au sujet de faits sexuels que celui-ci aurait commis sur son beau-fils. Selon les éléments présentés devant le tribunal, Monsieur Lenoci l’avait ensuite violemment agressé, le laissant grièvement blessé. Marc P. a survécu, mais ses séquelles restent extrêmement lourdes : près d’un an après les faits, il se trouve toujours dans un état semi-végétatif et ne peut ni communiquer, ni se nourrir, ni se déplacer sans assistance.
Une condamnation à 17 ans de prison
La justice a finalement retenu la tentative d’assassinat et la préméditation. Le tribunal de Namur a condamné Grégory Lenoci ce jeudi à 17 ans de prison, auxquels s’ajoutent dix années de mise à disposition du tribunal de l’application des peines. Le jugement n’est toutefois pas définitif et Lenoci dispose de trente jours pour faire appel.
La question de la préméditation a notamment été déterminante. La défense soutenait que Lenoci avait agi sous le coup d’une « contrainte irrésistible » après avoir appris les faits concernant son fils. Mais le tribunal a considéré que plusieurs éléments démontraient une préparation préalable. Quelques heures avant l’agression, Lenoci aurait notamment indiqué qu’il risquait « entre 20 et 25 ans » de prison pour ce qu’il allait faire. Il aurait également déclaré à propos de Marc P. : « Il ne ressortira pas vivant ».
La réaction de Georges-Louis Bouchez
C’est dans ce contexte que Georges-Louis Bouchez réagit aujourd’hui à la condamnation. Le président du MR estime que la peine de 17 ans est « inique et disproportionnée », tout en précisant qu’il est évidemment « hors de question de se faire justice soi-même ».
La condamnation de Monsieur Lenoci est inique et disproportionnée. Bien évidemment, il est hors de question de se faire justice soi même et une condamnation est nécessaire. Mais 17 années quand on connaît les éléments du dossier, et les lenteurs de la Justice, pose question.…
— Georges-L BOUCHEZ (@GLBouchez) August 20, 2026
Dans son message, le président du MR insiste sur le contexte qui, selon lui, doit être pris en considération. Il rappelle : « Pour rappel, Marc P., qui a subi les coups, a été condamné en 2020 pour avoir agressé sexuellement, durant trois ans, un enfant de 4 à 7 ans. Sorti de prison, il n’aurait jamais vraiment respecté les conditions de sa probation : son garage, à Jambes, ouvert en open-bar, aurait servi à attirer les enfants du quartier, qu’il n’était pas censé fréquenter. 48 heures avant de le passer à tabac, Lenoci avait porté plainte contre Marc P. Un autre voisin avait fait pareil trois semaines plus tôt, pour faits de pédophilie présumés sur son enfant de 7 ans. »
Pour Georges-Louis Bouchez, ces éléments posent la question de la capacité de la Justice à réagir suffisamment rapidement lorsqu’une personne déjà condamnée fait à nouveau l’objet d’accusations graves.
Une proposition du MR
Le MR annonce ainsi vouloir déposer un texte prévoyant, dans certaines situations, un enfermement préventif de 48 heures lorsqu’une plainte pour pédophilie vise une personne déjà condamnée, afin de « contraindre la Justice à traiter le dossier dans le délai » et à déterminer rapidement le niveau de dangerosité.