L'ex-échevin de Schaerbeek Michel De Herde sera jugé en novembre
La justice bruxelloise estime disposer d'éléments suffisants pour renvoyer Michel De Herde devant le tribunal correctionnel. L'ancien échevin de Schaerbeek devra répondre en novembre d'une série de préventions particulièrement lourdes, allant des viols à la détention d'images d'abus sexuels sur mineurs.
Publié par A JS
Résumé de l'article
Michel De Herde (Ex DéFi) comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Bruxelles en novembre 2026 pour répondre de multiples chefs d'inculpation, dont des viols, des atteintes à l'intégrité sexuelle et la détention d'images d'abus sexuels sur mineurs. Il conteste les accusations.
L'ancien échevin de Schaerbeek Michel De Herde, ex-membre de DéFI, franchit une nouvelle étape judiciaire. Selon une information de nos confrères du journal Le Soir, après plusieurs années d'instruction, la chambre du conseil a confirmé son renvoi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. L'audience de fixation est programmée le 4 novembre 2026. L'ancien responsable communal, qui bénéficie de la présomption d'innocence, a choisi de ne pas contester cette décision et entend désormais se défendre publiquement.
Selon son avocat, Me Julien Uyttendaele, cette stratégie vise à permettre un débat contradictoire devant un tribunal plutôt qu'une décision rendue à huis clos par la chambre du conseil. La défense estime en outre que l'affaire a fait l'objet d'une importante médiatisation depuis son ouverture.
De son côté, l'une des parties civiles accueille favorablement cette décision. Son avocate, Me Marguerite Le Hodey, rappelle qu'en matière de violences sexuelles, de nombreux dossiers sont classés sans procès faute de charges suffisantes. Dans cette affaire, la justice a au contraire considéré que les éléments réunis justifient un examen complet devant le tribunal.
Une instruction qui a progressivement pris de l'ampleur
L'affaire remonte au printemps 2022. En mai, l'échevine Ecolo Sihame Haddioui dépose une plainte contre Michel De Herde. Elle affirme qu'il lui aurait imposé des attouchements lors d'un conseil communal organisé en octobre 2021 et dénonce également plusieurs propos sexistes.
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