Un pompier : "On a mis 2 milliards pour nettoyer la Seine, alors qu’avec 2 milliards d’euros, on peut acheter 15 Canadair"
« Au lieu de dépenser 2 milliards d’euros pour dépolluer la Seine, on pouvait acheter 15 Canadair » : la colère du pilote Grégory Prats. Son témoignage a provoqué une vive réaction.
Publié par J.PE
Alors que les feux de forêt ravagent plusieurs territoires et que les pompiers luttent chaque été contre des incendies toujours plus difficiles à maîtriser, Grégory Prats, pilote de Canadair, a lancé un cri d’alarme sur les choix budgétaires de la France.
Invité sur Franceinfo, le pilote a livré une comparaison qui a rapidement circulé sur les réseaux sociaux :
« J’étais en train d’écoper sur la Seine, de prendre de l’eau qui avait coûté 2 milliards d’euros aux Français pour une dépollution, alors qu’avec 2 milliards d’euros, on peut acheter 15 Canadair et assurer 10 ans de maintenance », dénonce le pilote.
🔴🔥🇫🇷 𝗙𝗟𝗔𝗦𝗛 𝗜𝗡𝗙𝗢 — Le témoignage et la colère de Grégory Prats, pilote de Canadair :
— Bastion (@BastionMediaFR) July 25, 2026
« J’étais en train d’écoper sur la Seine, de prendre de l’eau qui avait coûté 2 milliards d’euros aux Français pour une dépollution, alors qu’avec 2 milliards d’euros, on peut acheter… pic.twitter.com/OwGTU82VA2
Une phrase qui a immédiatement dépassé le cadre des incendies pour devenir le symbole d’un débat plus large : celui des priorités de la dépense publique.
La Seine et les Canadair : le symbole d’un débat sur les priorités
À travers son témoignage, Grégory Prats pointe une interrogation qui revient régulièrement dans l’opinion publique : la France consacre-t-elle suffisamment de moyens à la protection civile face à des risques qui augmentent ?
Les incendies de forêt sont devenus une menace récurrente. Sécheresse, températures extrêmes, vents violents : les conditions favorables aux grands feux se multiplient et obligent les services de secours à intervenir dans des situations toujours plus complexes.
Pour les professionnels du terrain, l’enjeu est désormais celui de l’anticipation. Disposer de moyens aériens supplémentaires, entretenir les appareils existants et préparer les saisons à venir sont devenus des sujets majeurs.
La comparaison faite par le pilote entre la dépollution de la Seine et l’achat potentiel de Canadair a marqué les esprits car elle pose une question simple : où placer le curseur des priorités lorsqu’un pays doit faire face à des crises de plus en plus fréquentes ?
Un témoignage qui résonne avec la colère des Français
Sur les réseaux sociaux, les propos de Grégory Prats ont été largement relayés. Beaucoup d’internautes y voient l’expression d’un sentiment plus profond : celui d’une France qui aurait parfois le sentiment que les moyens arrivent après les catastrophes plutôt qu’avant.
La question des Canadair cristallise cette frustration. Pour de nombreux Français, les pompiers et les pilotes engagés sur le terrain méritent des moyens adaptés à l’évolution des risques.
Le débat dépasse toutefois les seuls avions bombardiers d’eau.
Il interroge plus largement les choix réalisés par l’État, alors que les finances publiques sont sous tension et que les demandes d’investissement dans de nombreux domaines se multiplient.