Après Bouchez, c'est Sophie Rohonyi qui critique la dernière proposition des Engagés sur la taxation des patrimoines
La proposition des Engagés visant à taxer à 0,3 % les patrimoines financiers supérieurs à 500.000 euros continue de faire réagir. Après Georges-Louis Bouchez, la présidente de DéFI Sophie Rohonyi dénonce à son tour un « nouveau brol fiscal » qui frapperait la classe moyenne.
Publié par Harrison du Bus
Résumé de l'article
Sophie Rohonyi critique la proposition des Engagés visant à taxer les patrimoines financiers de plus de 500.000 euros, après les attaques de Georges-Louis Bouchez.
Après Bouchez, c'est Sophie Rohonyi qui critique la dernière proposition des Engagés sur la taxation des patrimoines. La proposition fiscale dévoilée ce week-end par Yvan Verougstraete suscite déjà de vives réactions. Après les critiques formulées par Georges-Louis Bouchez, c'est désormais Sophie Rohonyi qui s'en prend à l'idée défendue par Les Engagés d'instaurer une contribution exceptionnelle sur les patrimoines financiers les plus élevés.
Invitée de l'émission Face à Buxant sur RTL-TVI, le président des Engagés a plaidé pour une contribution de 0,3 % sur les patrimoines financiers supérieurs à 500.000 euros. Selon lui, cette mesure concernerait les 5 % des Belges les plus aisés et permettrait de dégager entre un et deux milliards d'euros de recettes annuelles.
« Les poches les plus larges doivent contribuer »
Yvan Verougstraete justifie sa proposition par la nécessité de répartir les efforts budgétaires entre toutes les catégories de la population.
« On a demandé des efforts aux demandeurs d'emploi, on a demandé des efforts aux enseignants, on a demandé des efforts aux pensionnés, et on va aussi demander des efforts à ceux qui ont aujourd'hui les poches les plus larges », a-t-il déclaré.
Le président des Engagés insiste sur le caractère ciblé de la mesure. Selon ses explications, seuls les patrimoines financiers supérieurs à 500.000 euros seraient concernés.
« Que l'on soit bien clair, en dessous de 500.000 euros ce sera 0 % », a-t-il précisé. Le parti estime que cette contribution pourrait rapporter entre un et deux milliards d'euros par an dans le cadre des discussions budgétaires à venir.
Sophie Rohonyi dénonce un « nouveau brol fiscal »
Cette proposition n'a pas tardé à susciter des réactions dans le paysage politique belge. Sur les réseaux sociaux, Sophie Rohonyi a vivement critiqué l'idée avancée par Les Engagés.
Plutôt que de créer un nouveau brol fiscal qui va juste encore + tuer à petit feu la classe moyenne, que les @LesEngages_be consacrent plutôt leur énergie à concrétiser le Parquet National Financier!
— Sophie Rohonyi (@SophieRohonyi) June 22, 2026
C’est dans la poche des criminels qu’il faut chercher l’argent! https://t.co/CXuJ1knuYT
« Plutôt que de créer un nouveau brol fiscal qui va juste encore plus tuer à petit feu la classe moyenne, que Les Engagés consacrent plutôt leur énergie à concrétiser le Parquet National Financier ! », a-t-elle écrit.
La présidente de DéFI estime que les recettes supplémentaires doivent être recherchées ailleurs. « C'est dans la poche des criminels qu'il faut chercher l'argent ! », a-t-elle ajouté.
Une proposition qui divise déjà le centre et la droite
L'intervention de Sophie Rohonyi intervient après les critiques formulées par Georges-Louis Bouchez, qui s'était déjà montré très réservé face à toute nouvelle taxation du patrimoine.
La proposition des Engagés ouvre ainsi un nouveau front politique à quelques jours de discussions budgétaires particulièrement sensibles au sein de la majorité fédérale.
Le débat porte notamment sur la définition même des patrimoines concernés. Yvan Verougstraete évoque un seuil de 500.000 euros détenus sous forme d'actifs financiers, tandis que d'autres formations politiques défendent des approches plus larges intégrant l'ensemble du patrimoine mobilier et immobilier.
Un débat qui s'invite déjà dans les négociations budgétaires
Les Engagés présentent cette mesure comme une contribution exceptionnelle destinée à participer à l'effort de redressement des finances publiques.
Le parti assure qu'elle resterait limitée aux patrimoines les plus élevés et qu'elle ne concernerait qu'une minorité de la population.
Ses opposants estiment au contraire qu'elle risque d'alourdir encore une fiscalité belge déjà particulièrement élevée et de créer une nouvelle couche de complexité administrative.
Une chose est sûre : à l'approche des négociations budgétaires, la proposition de Yvan Verougstraete est déjà devenue l'un des sujets les plus débattus du moment au sein de la majorité et de l'opposition.