Carrefour Belgique se dit confiant malgré les annonces du groupe
Carrefour se dit et se veut un acteur incontournable du paysage de la grande distribution en Belgique. La direction belge du groupe l’a affirmé mercredi, en réaction à l’annonce de la maison-mère française indiquant que « toutes les options stratégiques » restent ouvertes pour les activités belges.
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Résumé de l'article
Dans sa communication, Carrefour Belgique se veut rassurante quant au sort de ses magasins, en dépit des mauvais résultats du groupe.
Selon la directrice de la communication, Régine Van Tomme, ce message ne constitue pas une nouveauté. Dès mars de l’an dernier, le groupe avait indiqué examiner l’ensemble de ses actifs « sans tabou ». La nouveauté réside surtout dans la priorité désormais accordée aux marchés dits « cœur » - la France, l’Espagne et le Brésil - tandis que la Belgique, la Pologne et l’Argentine sont regroupées dans un segment distinct. Un choix qui relève d’une logique financière, souligne la direction belge.
Carrefour Belgique affirme poursuivre sa stratégie « avec confiance et détermination ». Le distributeur indique avoir augmenté son chiffre d’affaires l’an dernier et restauré sa rentabilité, des performances également reconnues au niveau du groupe en France.
« Nos équipes ont ouvert les magasins ce matin avec le sourire et servi les clients, comme elles le feront demain et après-demain », assure encore la porte-parole. Carrefour emploie au total quelque 16.000 personnes en Belgique.
Les syndicats s’inquiètent mais évoquent des garanties
L’annonce de Carrefour indiquant maintenir ouvertes toutes les options stratégiques pour ses supermarchés belges, y compris une vente partielle ou totale, n’a pas totalement surpris les organisations syndicales.
« C’est un scénario que nous avions un peu anticipé et que nous redoutions », a réagi Wouter Parmentier, secrétaire de ACV Puls. Il rappelle toutefois l’existence d’une garantie d’emploi négociée avec la direction.
Le syndicaliste s’étonne néanmoins de la communication du groupe, rappelant que, deux semaines plus tôt, à l’occasion de la vente des activités roumaines, la direction belge avait assuré aux représentants du personnel que la Belgique restait un marché important et que le groupe n’avait pas l’intention de s’en retirer.
Selon Wouter Parmentier, des candidats potentiels à une reprise existeraient bel et bien. Il cite notamment Albert Heijn, qui aurait déjà manifesté un intérêt par le passé.
Les syndicats affirment qu’ils défendront l’emploi ainsi que les conditions salariales et de travail « quel que soit le scénario retenu ». Du côté du syndicat libéral ACLVB, on ne s’attend pas à des changements rapides, notamment au vu des bons résultats enregistrés grâce aux ouvertures dominicales.
« Dans le contexte actuel, il n’y a pas d’urgence à vendre. Mais si la rentabilité devait se dégrader, la réflexion pourrait être rapide », estime Wilson Wellens, responsable sectoriel de l’ACLVB. Il rappelle également les engagements pris par la direction, notamment en matière de limitation de la franchisation et de maintien de l’emploi, accords qui courent jusqu’à la mi-2028.